J'avais 20 ans...
Petite précision pour le texte qui suit: j'avais presque 20 ans quand je l'ai écrit, et je suis retombée dessus. A vrai dire, c'est un des vestiges d'une autre vie presque, mais qui a contribué aussi à faire de moi une inconditionnelle du "carpe diem"...
Parfums d’enfance
Une poupée désarticulée trône,
Telle la Reine d’un mauvais conte de fées
Sur un lit délabré…
On pourrait presque surprendre le jouet brisé
Maudissant l’enfant qui l’a abandonné
Dans ce sombre grenier
On pourrait presque entendre le jouet brisé
Pleurer sur ces merveilleuses années où l’enfant était enfant,
Et où l’enfant avait besoin de lui pour l’aider à rêver…
On pourrait presque sentir le jouet brisé
Haïr celui qui l’a créé
Pour apporter un peu de bonheur à l’enfant défavorisé
Mais l’enfant a grandi… l’enfant cruel a oublié son jouet
Et si tout au long de ces années de solitude forcée,
Le jouet n’a pu apprendre à pardonner,
C’est peut-être simplement
Qu’il ne s’est pas trouvé de professeur pour le lui enseigner
Et le sourire de la poupée,
Autrefois enjoué,
S’est mué en grimace figée et désabusé
Elle n’apparaîtra plus jamais dans un conte de fée
Elle le sait…
Avril 93
Publicité