Entre Ombre et Lumière
Je ne me réclame ni de l’Ombre, ni de la Lumière…
Tour à tour, de l’une à l’autre, sans but, j’erre…
Du pire au meilleur, du meilleur au pire,
Entre la Nuit de mes pleurs et le Soleil de mes rires…
Du rêve à la réalité, de la réalité au rêve,
Éternelle indécise, je poursuis sans trêve
La quête d’absolu qui, depuis toujours est mienne…
Et même s’il me faut aller jusqu’en Terre de Sienne,
Même si pour cela je dois travailler et sacrifier
Sur l’autel obsolète de mes espérances folles
Mes pauvres acquis quelque peu embourgeoisés,
Dépasser ma médiocrité, ma force d’inertie molle,
Je me jure que je trouverai, avant ma dernière heure,
Ce qui finalement me fait encore avancer…
Je vomirai mes angoisses, mes désespoirs, mes peurs
La tête haute, les épaules droites, le regard clair, j’y arriverai…
Je ne me réclame ni de l’Ombre ni de la Lumière…
Tour à tour, de l’une à l’autre, sans but, j’erre…
Du pire au meilleur, du meilleur au pire,
Entre la Nuit de mes pleurs et le Soleil de mes rires…
Taquiner les muses, pour tâcher d’y voir vrai,
Chercher le sens des mots dits et surtout non dits,
Trouver en chaque instant l’importance de ma vie,
Sans pour autant craindre de basculer dans l’excès,
Semble un début bien difficile, mais un mal nécessaire ;
Et éviter un écueil redoutable : celui de regarder en arrière…
Nous avons tous le cœur et l’âme criblés d’estafilades ;
Sans elles, notre parcours, d’animé, serait bien fade…
Les pieds ancrés sur terre, la tête dans les étoiles,
J’en ajouterai encore et encore, jusqu’à ce que ma voile,
Celle de mes aspirations, me conduise au pays de mes désirs…
Et là, seulement, je lâcherai prise et cesserai de me dire :
Je ne me réclame ni de l’Ombre ni de la Lumière…
Tour à tout, de l’une à l’autre, sans but, j’erre…
Du pire au meilleur, du meilleur au pire,
Entre la Nuit de mes pleurs et le Soleil de mes rires…
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