Footez-moi la paix
Dans un monde où le paraître vaut plus que l’être,
Où le beau seul est symbole de probité,
Et où rien ne compte sauf l’asceptisé,
J’ose encore espérer un retour au cœur maître…
A l’heure où le foot est roi incontestable,
Devant qui se prosternent toutes les classes,
Ce qui, pour moi, forme une cour pitoyable,
Je me sens étrangère, pas à ma place…
Vous le foot, et moi la paix,
Marre de me voir dérangée,
Au nom d’un sport financier,
Entre nous, foutez-moi la paix…
Dans le stade blindé, un sifflet retentit :
Pour le match c’est parti, ma tranquilité aussi…
Des semaines à y avoir droit, par tous les médias,
Encenser des coureurs de ballon, je comprends…pas.
Je suis d’une autre planète, sans doute une comète,
Une poussière d’étoile perdue ici-bas
Le silence est mon domaine, contre les cris qui tempêtent,
Contre les coups qui pleuvent ça et là…
Vous le foot, et moi la paix,
Marre de me voir dérangée,
Au nom d’un sport financier,
Entre nous, foutez-moi la paix…
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