Après la pluie, etc.
Au plus fort de nos heures sombres,
Quand le silence succède à nos cris muets,
Que reste-t-il de ces ombres
Qui nous aveuglent et musèlent nos projets ?
Elles sont là, opaques et profondes,
Guettant le moindre signe d’espoir renaissant,
Aiguisant leurs griffes immondes,
Prêtes à lacérer sans bruit un rire débutant…
Pourtant, un jour ou l’autre, elles cèdent et se brisent
Emportant avec elles les peines circoncises,
La lumière, toujours la plus forte, balaye ces crises,
Alors la vie reprend ses droits pleins et entiers,
Se dore au Soleil de ses passions irisées,
Sachant qu’ici-bas, tout est passager…
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