Parité, j'écris ton nom (et je me marre.)
N’étant pas une féministe au sens « Chiennes de garde » (que je trouve par ailleurs pathétiques, mais c’est un autre débat), l’éternel sujet de la parité me fait beaucoup rire aujourd’hui. Autant je salue ce que des Simone de Beauvoir et autre Simone Veil ont fait à une époque, autant je me dis qu’on se plante du tout au tout. Pour plusieurs raisons.
Sous prétexte de parité, on veut féminiser à outrance. Outre le ridicule et la laideur de certains mots genrisés (je dis ce que je veux, certains ont bien parlé de bravitude…), le « combat » est sans aucun intérêt. Je suis UN AUTEUR, à la rigueur, UNE AUTEUR, je refuse de coller un E sous prétexte de cette pseudo parité qui ne fait rien avancer du tout, sinon dénaturer notre magnifique langue française.
On va m’arguer que c’est l’évolution de la langue, toussa, toussa, ben comme je l’ai appris à l’école, ‘on est un con’. Comme ça, je me fais plein d’amis en 10 lignes.
Franchement, il n’y a pas d’autres sujets qui mériteraient un peu plus qu’on se batte pour eux ? Même au nom de la parité ?
Faisons comme si nous étions tous des êtres humains, hommes et femmes confondus.
Et si on parlait simplement de la déclaration des droits de l’homme (oui, dans la langue française, le masculin l’emporte sur le féminin, mais on s’en fout ! On le sait, et on peut quand même comprendre que ça concerne aussi les femmes ! Nomdidju !), vous savez, le truc que les chinois ont un mal de chien à ratifier. Les USA aussi d’ailleurs, mais c’est un autre débat. Surtout que même en France, son berceau (aux droits de l’homme, suivez un peu !)(ah oui, c’est pas faux, aux USA aussi un peu si l’on se réfère à leur –courte- histoire)(bref), ils sont plutôt mis à mal depuis des années. Et notre président (ben oui, on a le président qu’on mérite…)(vous étiez 53% à voter pour lui, je vous le rappelle…), le premier, les bafoue ostensiblement… Sans que ça ne fasse finalement plus bondir que ça.
Donc, pour reprendre le fil de mon monologue, faisons comme si nous étions des êtres humains. Et, soyons fous, imaginons un peu les mêmes chances pour tous et toutes, en tenant compte des désirs de chacun et chacune, c’est à dire les mêmes salaires pour les mêmes conditions de travail, les mêmes possibilités d’accès à des postes supérieurs à compétences égales. Ce serait bien aussi d’arrêter de vouloir culpabiliser les mères parce qu’elles travaillent… Pourquoi ne pas tout simplement proposer les mêmes choses, les mêmes opportunités aux deux parents ? Pourquoi serait-il mal vu que ce soit le père qui s’occupe de la maison ?
Nous sommes dans une société de type patriarcal. Depuis des siècles que l’Eglise a chassé les cultes païens où très souvent, on vénérait Dieu le Père et la Déesse Mère. Oui, les deux ensemble, puisque dans les antiques croyances, les deux devaient s’accorder.
Paradoxalement, je constate simplement que les femmes d’aujourd’hui, souvent, veulent tout, oui, comme dans une vieille pub donc j’ai oublié la marque. Mais on ne peut pas tout avoir, et surtout on ne peut pas demander aux hommes d’interchanger les rôles (ils ne peuvent déjà pas porter les enfants, vous ne croyez pas que c’est déjà une punition suffisante que la Nature leur a infligée dès le départ ?).
Chacun doit pouvoir être libre de ses choix, sans un carcan sociétal à deux balles (pardon, à 0,30 €). L’essentiel étant quand même de pouvoir vivre, sans survivre.
A l’époque où nous sommes, où surtout, c’est le nivelage par le bas qui prévaut (il suffit de voir les médias de toute sorte pour être convaincu : télé-réalité-poubelle, magazines de potins qui se vendent par milliers chaque jour, internet et son lot de support pathétiques…), je supporte de moins en moins ces débats stériles desquels rien n’émerge sinon une sensation d’inutilité absolue, en lieu et place de réflexion constructive (je ne dis pas que la mienne l’est beaucoup plus, constructive d’ailleurs…)(mais c’est de la faute de l’ère du temps…)(mauvaise foi ? typiquement masculin ça. Je suis donc contaminée aussi.)
Il y a une vingtaine d’années, Renaud chantait Miss Maggie. Aujourd’hui, son texte n’est malheureusement plus d’actualité puisque les femmes semblent vouloir devenir des hommes… Beaufitude, une de plus, qui m’exaspère. Il suffit d’en voir certaines, au volant, se conduisant comme beaucoup (j’ai pas dit tous non plus !) de leurs moitiés masculines et on se rend compte qu’elles n’ont plus rien à ‘envier’ au niveau comportemental.
Bref.
La parité, la seule qui soit viable, c’est uniquement dans le cadre des mêmes chances pour tous, les mêmes opportunités, les mêmes salaires pour les mêmes postes.
Et pas dans ce combat vain et inutile de dire une proviseure, ou une auteure…