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Lundi 17 mars 2008

Il est 4h27.

 

Je fais partie des élus.

 

Pourtant, pas de fanfaronnade. Je voulais juste pour en informer.

 

Demain est un autre jour. Et je VEUX être au service de mes concitoyens.

 

A demain le ptits loups.

 

Merci pour votre soutien et pour vos ondes positives !!!

par Ecriveuse publié dans : Politique (Toc) communauté : les auto-édités
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Lundi 10 mars 2008
Plouf plouf.

Première réflexion: nom de Dieu que je suis fatiguée! Ah ben oui, mais c'est ça aussi de se coucher à presque 3h du matin. C'est plus de mon âge, ma bonne dame (faudra qu'un jour je détermine qui est cette 'bonne dame' à qui je fais allusion...).

Concrètement, comme vous le savez, hier a eu lieu le premier tour des élections cantonales et municipales. Pour ma part, j'ai été scrutateur des cantonales. 45 minutes ont suffi pour comptabiliser les résultats. D'ailleurs, notre conseiller  général est sorti dès le premier tour. Comme ça, c'est fait.

Là où c'est plus sport, comme prévu, c'est pour le résultat des élections municipales. Forcément, dans une ville de moins de 3000 habitants, les électeurs ont le droit de panacher, donc de mettre ce qu'ils veulent dans les bulletins, tant qu'il n'y a pas plus du nombre prévu de noms (en ce qui nous concerne, donc, il fallait au maximum 19 noms. Si l'on en met plus, le bulletin est simplement nul).

Donc, pour récapituler, nous avions 2 listes complètes de 19 noms, une de  12 ou 13, et un candidat qui se présentait tout seul.  En tout une cinquantaine de noms.

2 bureaux pour le comptage, avec un président de bureau qui lisait les noms inscrits dans chaque bulletin,  3 scrutateurs qui cochaient sur leurs 8 feuilles le nombre au fur et à mesure, et une ou deux personnes supplémentaires qui vérifiaient que c'était les bons noms et que les bulletins étaient corrects.

Une quinzaine de noms avaient été rajouté par les électeurs (même s'ils ne figuraient dans aucune liste, le bulletin était valable et on a rajouté simplement les noms en question).

Au final, c'était à prévoir, personne n'a eu la majorité absolue. Ce qui signifie qu'on recommence dimanche prochain. Certains vont peut-être se retirer, mais j'en doute fortement.  A mon avis, on va prendre les mêmes et recommencer. Peut-être y aura-t-il plus de participation au second tour qu'au premier...

Notre liste s'en est bien sortie d'après ce que j'ai constaté jusqu'à deux heures du matin. La quasi totalité était en tête mais pas assez pour être élue...

Moralité, comme je le disais, on prend les mêmes et on recommence. Encore une semaine à garder le cap avant les résultats finaux, à savoir que dimanche prochain, ce sera non plus à la majorité absolue mais à la majorité relative que ça se jouera. Donc ceux qui auront le plus de voix, toutes listes confondues seront élus.

Croisons les doigts!
par Ecriveuse publié dans : Politique (Toc) communauté : LES COPAINS D'ABORD
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Dimanche 9 mars 2008
Voilà, on y est.


Je vous ai un peu abandonnés ces 3 derniers jours, un peu débordée par la campagne électorale en particulier.


J'avoue que je ne suis pas mécontente qu'elle touche à sa fin, histoire de voir le résultat. Ce qui va être drôle, ça va être d'assister au dépouillement (pas des citoyens, hein! mais des votes)(je préfère préciser, des fois qu'on lirait de travers, et qu'on me prête des intentions bien loin de mes aspirations)(je ne rêve que qu'égalité, de liberté et de fraternité. Pas d'autre chose)(naïve? Moi? C'est pas faux...)(fin des parenthèses).

Et qui dit dépouillement dans une cité de moins de 3000 habitants, dit quelques heures pour pouvoir tout comptabiliser. Parce qu'il ne s'agit pas d'un scrutin de liste, dans le sens où l'on eut panacher lesdites listes. Ce qui veut dire qu'on peut barrer les noms de ceux qui ne  nous reviennent pas, et ajouter les copains, ou des gens qui nous inspirent plus confiance.

Concrètement, chez moi, il y a 2 listes complètes,  une pas complète et une personne qui se présente seule. En tout, pas loin de 50 noms.

Je vous le dis, ça va être sport !

En attendant les résultats, dans la nuit, vraisemblablement, je vous rappelle que le Festival de Romans attend aussi que vous votiez pour moi.

Demain, je reprendrai le cours normal de mes publications, et je serai ravie de vous retrouver!

par Ecriveuse publié dans : Politique (Toc) communauté : LES COPAINS D'ABORD
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Vendredi 22 février 2008
ENTRETIEN AVEC VICTOR HUGO

Vous semblez vous tenir très informé de l’actualité politique française. Quel regard portez-vous sur notre nouveau président ?
Victor Hugo : Depuis des mois, il s’étale ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue… Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas. Des panégyristes, il en a plus que Trajan. Une chose me frappe pourtant, c’est que dans toutes les qualités qu’on lui reconnaît, dans tous les éloges qu’on lui adresse, il n’y a pas un mot qui sorte de ceci : habilité, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée et conduite, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises. Fausses clés bien faites. Tout est là… Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète.

Derrière cette folle ambition personnelle décelez-vous une vision politique de la France, telle qu’on est en droit de l’attendre d’un élu à la magistrature suprême ?
Victor Hugo : Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute-puissance serait fade si on ne l’assaisonnait de cette façon. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit, et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve si énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l’aventure et l’aventurier… On ne trouve au fond de l’homme et de son procédé que deux choses : la ruse et l’argent…Faites des affaires, gobergez-vous, prenez du ventre ; il n’est plus question d’être un grand peuple, d’être un puissant peuple, d’être une nation libre, d’être un foyer lumineux ; la France n’y voit plus clair. Voilà un succès.

Que penser de cette fascination pour les hommes d’affaires, ses proches ? Cette volonté de mener le pays comme on mène une grande entreprise ?
Victor Hugo : Il a pour lui désormais l’argent, l’agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort et tous les hommes qui passent si facilement d’un bord à l’autre quand il n’y a à enjamber que la honte…Quelle misère que cette joie des intérêts et des cupidités… Ma foi, vivons, faisons des affaires, tripotons dans les actions de zinc ou de chemin de fer, gagnons de l’argent ; c’est ignoble, mais c’est excellent ; un scrupule en moins, un louis de plus ; vendons toute notre âme à ce taux ! On court, on se rue, on fait antichambre, on boit toute honte…une foule de dévouements intrépides assiègent l’Elysée et se groupent autour de l’homme… C’est un peu un brigand et beaucoup un coquin. On sent toujours en lui le pauvre prince d’industrie.

Et la liberté de la presse dans tout ça ?
Victor Hugo (pouffant de rire): Et la liberté de la presse ! Qu’en dire ? N’est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l’esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?
_______________________________________
*Toutes les réponses de Victor Hugo proviennent de son ouvrage « Napoléon le Petit », le pamphlet républicain contre Napoléon III.
par Ecriveuse publié dans : Politique (Toc) communauté : Les Blogs Sarkostique
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Vendredi 15 février 2008
Ah mais tiens, il me semblait qu’il existait déjà celui-là ! Depuis 1986 au moins, lors de la première cohabitation, quand Chirac était premier sinistre de Mittérand…

Je m’en souviens parfaitement bien (ce qui est assez rare pour le souligner) parce que la seconde guerre mondiale est une des périodes de l’Histoire sur laquelle j’ai le plus travaillé, pour moi-même (oui, même à 13 ans, on peut prendre du plaisir à apprendre loin des sentiers battus…).

Je me souviens que j’avais, à la demande de ma prof d’histoire, fait le cours à sa place, à toutes les classes de 4ème de mon collège. Et j’avais bien fait les choses puisque j’ai été notée alors que ça ne devait pas être noté. J’avais même eu 20. Pour un exposé, c’est quand même pas rien.

Je me souviens des images que j’ai vues et revues. Des témoignages que j’ai lus et relus. Des heures que j’ai passées à écouter mon père qui m’expliquait les tenants et les aboutissants de cette périodes.

Je me souviens de presque tout, d’autant que je travaille à l’écriture d’un roman qui se prétendra historique sur le sujet.

Sauf que.

La nouvelle mouture du devoir de mémoire, c’est de donner un petit fantôme à nos petits vivants, qui devront donc apprendre le nom d’une des victimes de leur âge, et apprendre aussi qui ils étaient.

Je me souviens que j’avais une dizaine d’années quand mon père m’a emmenée visiter un fort lorrain qui avait servi de lieu de transit pour futurs déportés.

Je me souviens que j’ai fait des cauchemars pendants 6 mois, et que je rêvais surtout que je restais enfermée toute seule dans ce fort…

Je n’ai pas fait l’ENA ni sciences Po. Je ne suis donc pas capable de comprendre notre camembert président et son génie. Je ne peux que constater, à mon pauvre niveau, que loin, très loin du génie, c’est d’un manque total de respect pour la vie. Non, ne hurlez pas tout de suite !

Et si on partait du principe que les enfants doivent, avant tout, vivre leur vie d’enfant ?
Et si on se disait qu’ils avaient bien le temps de côtoyer l’horreur sans bornes des photos, reportages, textes, qui donnent toute la dimension de l’inhumanité de certains courants de (non) pensée ?
Et si on arrêtait de vouloir pipolariser tout et n’importe quoi, façon Elysée’Ac ?

Bien sûr qu’il faut enseigner l’Histoire aux enfants. Mais en vertu de quoi demander à nos enfants de se gaver des horreurs de la Shoah dès 10 ans ? Pourquoi ne pas plutôt, en ce cas, leur demander de se souvenir des enfants morts de faim en Afrique, ou victimes des guerres actuelles ?

Je veux protéger les miens. Je ne veux pas qu’ils puissent faire des cauchemars et qu’ils culpabilisent parce qu’eux, ils sont en vie, choyés, et protégés. Je veux leur enseigner tout ce que je sais, mais à leur rythme. En fonction de leur âge.

Ils ont le temps. Tellement le temps…
par Ecriveuse publié dans : Politique (Toc) communauté : Les Blogs Sarkostique
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Mercredi 30 janvier 2008
On m’a fait la réflexion qu’utiliser le mot cynique avec le sens philosophique était une erreur et qu’il fallait au contraire l’utiliser avec le sens qu’on lui donne aujourd’hui (l’article que j’avais mis sur OB, je l’avais également posté sur parano.be).

Donc, si je comprends bien la réplique, le sens des mots est fluctuant en fonction de ceux qui s’en servent.

Ça expliquerait pourquoi la Politique est devenue ce qu’elle est devenue, à savoir politique avec un p minuscule. (à noter qu’en amoureuse pathologique de notre belle langue, j’aime à rendre aux mots leur sens véritable, et non pas une pâle copie. Le contraire m’obligerait à utiliser le pseudo langage SMSesque)(Brrrr).

À la base, et je m’arme de mon dictionnaire :

Politique : n.f. Art et pratique du gouvernement des sociétés humaines (Etat, nation).

Dans mon souvenir lointain des cours de philosophie de terminale, le prof nous expliquait que la notion de politique recouvrait plus précisément les actions menées en vue du bien-être de la cité. C’est d’ailleurs curieux que je ne trouve pas trace de cette donnée. Tout au plus, notre amie Wikipédia évoque Aristote « La politique est une œuvre philosophique dans laquelle Aristote analyse l'origine et le fonctionnement des différents régimes politiques de son époque (IVe siècle av. J.-C.) pour définir le meilleur d'entre eux, qui doit donner naissance à l’État idéal ».

Cela posé, d’Alembert disait déjà que la politique, c’est l’art de tromper les hommes. Ce qui me fait prendre conscience qu’à être restée sur ce souvenir de mes cours de philo m’a fait passer à côté du sens basique du terme.

Maintenant, ça explique bien des choses : je ne peux même plus m’élever contre la Politique avec un P majuscule puisqu’aussi bien, elle n’a existé que pour une poignée de sages antiques. Il s’agit bel et bien d’un pouvoir tenu pas des hommes (et des femmes, oui aussi) élu(e)s, donc désigné(e)s par les électeurs.

Sauf que.

Loin finalement de s’occuper de faire de l’Etat, de la Nation, de la Patrie, une société forte, unie, solidaire, fraternelle, égalitaire, et libre, nos vieux (et moins vieux) briscards politicards s’en mettent plein les fouilles, parce que pour eux, être député/sénateur/ministre voire tout simplement maire ou élu cantonal, est purement alimentaire. La preuve, c’est qu’ils sont difficilement accessibles, du plus ‘petit’ représentant des citoyens (un maire donc) au plus ‘grand’ (ahah, oui, en l’occurrence, le plus ‘grand’, c’est Sarko…)(ah ben oui mais tant pis pour vous, c’est vous qui l’avez choisi…). Et que dès qu’ils ont un peu de pouvoir, c’est la fin des haricots. D’abord eux, et ensuite, peut-être, ils s’intéressent au citoyen lambda, qui d’abord, n’a peut-être même pas voté pour eux. Et puis vous comprenez, ils n’ont pas le temps ! Un rendez-vous urgent les attend, leur agenda est blindé, sans doute avec des citoyens fictifs (après tout, on a bien eu des emplois fictifs…).

Je m’éparpille un peu, et je ne démontre rien, nous sommes d’accord. Je ne fais qu’un constat, celui qui me donne la nausée lorsque je vois qu’ils ont unanimement voté pour le maintien de leurs indemnités, de leurs retraites même. Régime spécial ? Si peu.

Alors, du coup, c’est décidé. Je vais faire de la politique. Mais moi, je veux faire de la Politique. Avec un P majuscule. Parce que je refuse que mes enfants grandissent dans ce monde-là et que je veux qu’ils apprennent les valeurs que mes parents m’ont transmises. Valeurs souvent mises à mal par nos… élus…
par Ecriveuse publié dans : Politique (Toc) communauté : Les Blogs Sarkostique
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Mardi 22 janvier 2008
En relisant certains de mes textes, il arrive qu’une anecdote me saute au neurone. Un exemple : il y a deux ans, j’avais mis en ligne sur u-blog, un texte bafouillé suite aux propos racistes et primaires de certains collègues de travail. Sur le moment d’ailleurs, ma réplique avait été cinglante (parce que je suis aussi intolérante qu’eux, mais dans mon domaine : je ne supporte pas la bêtise) (à ce sujet, me revient une phrase vue sur un T-Shirt : ‘mieux vaut être bourré que con, ça dure moins longtemps), et, en rentrant à la maison, j’ai allumé mon ordi pour y déverser le mépris que j’avais pour eux.

Ce que je n’avais pas prévu, c’était que quelques blogueurs voient dans ces vers ce racisme que je voulais dénoncer et m’avaient violemment prise à parti. J’ai eu beau expliquer, polope, que dalle, rien n’y a fait : ils sont restés sur leurs positions et moi sur la mienne (même si le lendemain, j’avais écrit un autre texte, plus explicite manifestement…)

Et le surlendemain, un autre texte, cette fois. En prose. Où je montrais du doigt (oui, je sais, ce n’est pas bien de montrer du doigt…) les dangers de l’effet boomerang.

Qu’entends-je par effet boomerang ? Un truc très simple.

Aujourd’hui, on ne peut plus dire ce que l’on pense sans se faire immédiatement classer dans la catégorie de droite voire d’extrême-droite (c’est vrai que de nos jours, c’est sensiblement la même chose…). Ainsi, si je m’emporte contre un abruti, il faut que j’y mette les formes.

« Franchement, tu es trop con.
-    T’es qu’une sale raciste. »

(à noter qu’à ce moment-là, je parlais à des pseudos qui commençaient sérieusement à me courir sur le haricot, sans savoir s’ils étaient blanc, jaune, noir, rouge, bleu ou vert. A la limite, c’est encore transparent qui leur aurait été le mieux…)

« Sale raciste ? Heu je ne vois pas bien le rapport…
-    Comme si tu ne savais pas que j’étais musulman…
-    Ah non, je l’ignorais… Et je vais plus loin, je m’en fous. Je suis agnostique, chacun sa croix…
-    Comment tu te la pètes ! Tu parles de croix, tu es raciste…
-    Ben non, je ne parle pas d’une ethnie ou d’une religion (c’est toi qui viens sur le sujet), ni même de couleur de peau. Je parle de toi. TU es trop con. Apprends à lire correctement, tu verras que justement, je dénonce le racisme…
-    C’est ça, et moi je suis la reine d’Angleterre… »

Bon, c’était ça en substance, je ne me souviens plus de tout, mais je me souviens surtout qu’ils m’avaient gonflée passablement. C’est ce que j’appelle de la victimo-pathologie. Sous prétexte de minorité (je n’aime pas ce terme…) et surtout à cause des médias qui ont quand même tout fait pour faire croire au ‘bon’ français que c’est de la faute des étrangers si on va mal en France, aujourd’hui, il n’est plus possible de dire ce qu’on pense à ou d’un individu, sous peine de passer pour l’inverse de ce que l’on est.

Je n’ose même pas parler d’Israël et de la Palestine, parce qu’on va immédiatement me voir comme une antisémite en plus d’une raciste.

Etrangement, j’ai en tête que la France a toujours été une Terre d’Asile, et qu’il n’existe pas de français « pure souche ». Qui plus est, la richesse est dans le métissage, comme la beauté d’ailleurs…

Alors oui, finalement, je suis raciste : la bêtise me donne la nausée, l’intolérance me fait vomir des mots agressifs et vulgaires parfois. Et pour moi, la bêtise n’a pas de couleur, aussi bien que l’argent n’a pas d’odeur. Et je ne peux qu’espérer que l’effet boomerang disparaîtra un jour, bien que si l’on en croit Einstein :

‘Il y a deux choses d’infinies : l’univers et la bêtise humaine, encore que pour l’univers, je n’en ai pas encore la certitude absolue’


le texte en question:

Ces petits français.


Quand je les entends ergoter en maugréant,
Et asséner leur "vérité", sous couvert de constat,
Je ne peux que me demander le plus souvent
Comment et par quel biais, ils en sont arrivés là.

Ils en veulent à la terre entière, ces petits français,
Font se retourner dans leur tombe les plus grands,
Ancêtres ou contemporains morts d'avoir trop rêvé
Que l'Humanité puisse vivre dignement.

Parce qu'ils ont oublié, ces tout petits français,
Que s'ils sont là, à avoir la liberté de s'exprimer,
C'est grâce à ceux qui, les premiers, bien avant eux,
Ont dressé des barricades contre de faux dieux.

Quand je les entends ergoter en maugréant,
Et asséner leur "vérité", sous couvert de constat,
Je ne peux que me demander le plus souvent
Comment et par quel biais, ils en sont arrivés là.

Ces petits français, dont parfois le nom est étranger,
Polonais, Espagnol, Italien, voire Anglais,
Rejettent avec toute leur folle inconscience
Que leurs aïeux ont trouvé asile en terre de France.

De quel droit, par quel moyen de pensée tordu,
Se réclament-ils donc seuls propriétaires
D'une nation, qui depuis deux siècles et bien plus,
Prônent des notions duement égalitaires?

Quand je les entends ergoter en maugréant,
Et asséner leur "vérité", sous couvert de constat,
Je ne peux que me demander le plus souvent
Comment et par quel biais, ils en sont arrivés là.

Je suis française aussi, citoyenne du monde,
Je voudrais leur montrer les richesses qu'ils ratent,
Ces petits français dont le peu d'âme amère gronde,
Mais rien ne perce leur Ego de bureaucrate.

Qu'ils en restent à leur vie étriquée de moins que rien,
Qu'ils s'étouffent avec leur bêtise à manger du foin,
Le silence et le mépris face à la connerie
Restent les armes sans égales de toute ma vie.

Quand je les entends ergoter en maugréant,
Et asséner leur "vérité", sous couvert de constat,
Je tente de faire taire mon sang trop bouillonnant
Pour ne pas parler et qu'il ne reste d'eux que gravats...

De toute façon, ils ne comprendront pas...

par Ecriveuse publié dans : Politique (Toc)
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Jeudi 10 janvier 2008
Beaucoup pratiquent la politique
Comme d’autres font du troc,
Echangeant le vrai contre le toc,
Nous prenant pour des bourriques…

Beaucoup cautionnent en fermant les yeux,
Philosophes en herbe ou apathiques pro,
Pour ne pas dire pathétiques et sans feu,
D’autres s’interrogent, le cœur gros…

A ma droite un nain de jardin hystérique,
Dont le nom m’évoque un affreux kyste,
Qui parfois m’en rappelle un autre historique,
Tout aussi brun, lui aussi bourré de tics.

A ma gauche, pardon, à mon autre droite,
Beaucoup de bruit, de paroles vaines et plates,
Une complaisance cachée de bureaucrate,
Une démocratie qui se tient coite.

Après les retraites, EDF, le CNE,
On retire à la France son rôle ancestral :
Le berceau séculaire des droits de l’homme
Devient celui des bien nés, sans égal.

Voltaire, La Fayette, le chevalier de St Georges
Et tous ces grands personnages d’autrefois,
Se retournent dans leurs tombes encore une fois,
En voyant quel genre de nation se forge…

« Les hommes naissent libres et égaux en droit »
C’est à se demander si nos élus quelqu’ils soient,
Ont retenu cet article né dans le sang des Rois,
Et s’ils savent que sans lui, ils ne seraient pas…

Inexorablement, se met en route
Une nouvelle Révolution sans doute…
A croire qu’ils ne s’en rendent pas compte,
Ceux à qui on en demande, des comptes…
par Ecriveuse publié dans : Politique (Toc) communauté : Les Blogs Sarkostique
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Dimanche 30 décembre 2007
Octobre 2020 (si tant est qu’on y arrive)(ce qui n’est pas gagné).

Un policier en uniforme arrête une voiture déclarée volée, mais repérée grâce à sa puce GPS. A l’intérieur, deux jeunes d’une vingtaine d’années, l’un manifestement d’origine maghrébine, l’autre blond aux yeux bleus. Le conducteur, celui à l’origine métisse, baisse la vitre.

« Bonjour Messieurs, police impériale, fait l’agent en touchant son képi.
-    Bonjour Monsieur l’Agent. Un souci ?
-    Vous avez votre test ADN sur vous ?
-    C’est-à-dire que je suis français Monsieur l’Agent, répond le conducteur.
-    Bien sûr. En ce cas, vous ne verrez aucun problème à ce qu’on vérifie ?
-    Mes papiers ne suffisent pas ? s’étonne le conducteur.
-    Donnez-les, mais je crains qu’en effet, ils ne suffisent pas. »

Le jeune homme tend ses papiers, dans un geste d’infinie lassitude. Comme à chaque fois, quand il conduit et qu’il se fait arrêter.

Ça fait maintenant 13 ans que Nicolas Sarkosy est au pouvoir. Non seulement au pouvoir, mais au pouvoir absolu. En effet, depuis 2013, la 5ème République a rendu l’âme, battue à mort par le gouvernement pour la remplacer par un nouveau système politique, qui a même rebaptisé la France en ‘Sarkosie’. A croire que les petits hommes qui deviennent chefs d’état sont pris de mégalomanie (Napoléon ou Hitler, pour ne citer qu’eux) inversement proportionnelle à leur taille.

« Tu crois qu’ils vont nous laisser partir, demande le passager, passablement inquiet.
-    En général oui, ils me fichent la paix, mais ça peut durer, ça dépend sur qui je tombe, maugrée le conducteur.Que veux-tu ! Le délit de sale gueule est encore plus d’actualité que jadis… Et maintenant, ils ont les moyens de se lâcher. Tu vois, si tu avais pris le volant, la question ne se serait même pas posée.
-    Ça aurait été un comble quand même… »

Le retour du policier tenant un kit de recherche ADN à la main les fait se taire.

« Alors, Monsieur l’Agent ?
-    Comme ça, vous vous appelez Michel Legrand ? fait l’autre, ironique.
-    Ben oui.
-    Et que faites-vous dans une voiture volée Monsieur Legrand? Hum ?
-    Volée ?! Mais enfin, c’est MA voiture ! Je l’ai achetée hier !
-    Allons, ouvrez la bouche, ça va aller vite. »

Sachant qu’il ne peut rien faire, le jeune homme soupire et obtempère. Il sait ce que le policier va voir, et n’est pas fâché de ce qui va suivre.

« Merci, Monsieur Legrand, insiste le policier après avoir fait son prélèvement et en retournant à la fourgonnette.
-    Je vous en prie.
-    Comment fais-tu pour rester aussi zen ? chuchotte le passager.
-    Question d’habitude, tu vas voir.
-    Voir quoi ???
-    Un peu de patience ! »

Quelques minutes plus tard, le policier revient, rouge écrevisse. Plus aucune trace d’ironie mais au contraire un malaise palpable.

« Merci de votre coopération Monsieur Legrand. Tout est en règle évidemment. Mais pourquoi ne pas vous être fait connaître ? Vous savez, je ne fais que mon travail…
-    Mais je me suis fait connaître, c’est vous qui ne m’avez pas cru !
-    Quand même, je ne pouvais pas savoir que vous étiez le fils de Madame la Ministre !
-    En effet, et vous venez de comprendre pourquoi j’ai changé de nom. Je suis contre ce que fait ma mère. Bonne journée Monsieur l’Agent. Et merci de bien vouloir revérifier la puce de la voiture déclarée volée. Celle-ci est la mienne.
-    Bien sûr, Monsieur Legrand. Merci Monsieur Legrand. Bonne route Monsieur Legrand. »

Michel redémarre. Après quelques minutes, il regarde son voisin, un jeune homme qu’il connaît à peine et qui semble vraisemblablement soulagé.

« Ok. Alors, tu l’as volée à qui la voiture que tu m’as vendue? »
par Ecriveuse publié dans : Politique (Toc) communauté : Les Blogs Sarkostique
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