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Mardi 8 avril 2008

La notion philosophique « Deviens qui tu es » m’a toujours interpelée, sans pour autant me paraître d’une clarté absolue.


Il y a quelques jours, une amie racontait une petite histoire :

 


Un sulpteur finit de travailler son bloc de pierre. Un petit garçon passant devant lui, s’arrête et le regarde travailler. Au bout d’un moment, il lui demande, perplexe : « Comment tu as su qu’il y avait un cheval dans la pierre ? »


Cette anecdote, sans doute vraie, m’a parue, pour le coup, nettement plus limpide que la notion dont je fais état en préambule. Pourtant, les mots « Deviens qui tu es » sont simples. Mais englobent trop de choses, de symboles, pour pouvoir être approchés de manière simple et satisfaisante.

 


Je me sens souvent comme ce bloc de pierre : comme si, au fond de moi, quelque chose ne demandait qu’à se manifester, qu’à exister, sans pour autant que je parvienne à le faire émerger. Et puis, parfois, il y a ces petits éclairages, ces petites choses, qui nous font prendre conscience, peu à peu, qu’on est sur le bon chemin. Bon chemin en ce sens qu’il s’agit du nôtre… Et que quoiqu’il arrive sur ce chemin, c’est aussi ce que nous voulons, devons, désirons y trouver. Et c’est à la fois par l’entourage extérieur, et par notre volonté propre, que nous évoluons, dans un sens ou dans un autre. Tout s’imbrique comme un puzzle, les pièces ne manquent jamais. De temps en temps, elles sont juste dissimulées, le temps que nous puissions nous en servir…

 

par Ecriveuse publié dans : humeur communauté : les auto-édités
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Lundi 24 mars 2008
Vous voulez en savoir plus sur mon roman humoristique l'Arc d'Eros?

Alors comme ce sont les autres qui en parlent le mieux (paraît que je ne suis pas objective...) allez donc faire un tour par
là-bas, chez Owen. Et même, prenez le temps de lire ce qu'il écrit lui: ça vaut le déplacement!

par Ecriveuse publié dans : humeur communauté : LES COPAINS D'ABORD
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Dimanche 23 mars 2008

Son premier réflexe, comme tous les matins à peine avait-elle posé le pied par terre, c’était d’allumer son ordi. Avant même de préparer le café, ou de se doucher. Le rituel était immuable depuis des années, depuis qu’elle avait résolu de se mettre à l’ère informatique.

Quand elle y pensait, finalement, cela la faisait sourire.

Au départ, l’ordinateur ne devait lui servir qu’à écrire, encore et encore. Rien de plus. Mais rien de moins. Et puis, son compagnon lui avait intallé une connexion ADSL ce qui lui permit de surfer, de ‘chatter’ et lui avait installé une connexion internetesque. Elle n’en voyait pas bien l’intérêt. Pourquoi vouloir discuter avec des gens qu’elle ne connaissait pas ? Elle avait tout ce qu’il lui fallait, entourée de son homme, de leurs deux enfants, des parents et amis de longue date avec qui elle pouvait tout partager…

Bien entendu, elle ciblait la mine d’or que représentaient les sources incalculables de l’information mondiale, de l’information tout court même. Mais pour ce qui était des autres virtualités, qu’il s’agisse de monde imaginaire, ou des blogs qui balbutiaient leurs premiers pas, non, là, elle n’en avait aucun besoin. Après tout, son imagination à elle l’emportait où elle le voulait, quand elle le voulait…

Sauf que.

La curiosité fut la plus forte. Elle commença par observer les salons de discussions. Rapidement, la pauvreté du vocabulaire et les espèces de ‘morts de faim’ en peine de sexe lui montrèrent à quel point ses contemporains la répugnaient. Quand elle se connectait, c’était toujours de manière anonyme. Ou sous un pseudo masculin. Pour ne pas subir les assauts des vulgaires. Elle ne voulait que de la beauté dans les mots, ou au moins, un véritable échange d’idées. C’était ça d’ailleurs qui avait fait qu’elle avait franchi le pas : échanger, dialoguer, avec d’autres inconnus, sans être freinée par l’apparence. Elle concevait la pureté absolue de certaines rencontres virtuelles, parce que non soumises aux vicissitudes de la réalité. De la bonne éducation. Ici, si ça ne plaisait pas, il suffisait de se déconnecter, pas besoin de prévenir, de s’excuser. On pouvait être soi. Petit à petit, elle intervenait. Petit à petit, quand elle voyait une discussion qui lui semblait digne d’intérêt, elle osait parler. Petit à petit, même, elle se connecta en tant que femme et se plaisait à renvoyer les indésirables d’où ils venaient. Toujours avec élegance…

Puis arriva le jour où elle s’inscrivit sur un site communautaire. Et elle découvrit un autre monde. Elle se rendit compte de la richesse humaine, alors qu’elle n’avait vu pratiquement que l’immense pauvreté sur les fils de la toile. Elle échangea, parla, communiqua, et même, rencontra des inconnus qui étaient pourtant devenus des amis. Chose étrange, il y avait même autant de femmes que d’hommes. Alors que les femmes, d’une manière générale la fuyaient ou l’ennuyaient…

Le dernier pas pour apprivoiser totalement le monde du virtuel fut franchi à la création de son blog. Elle avait cruellement besoin de critiques constructives pour ses écrits. Et qui pourrait lui en donner sinon des gens qu’elle ne connaissait pas ? Elle se garda d’en parler à ceux avec qui elle échangeait par ailleurs. Et là, la surprise. Elle croisa le chemin d’autres bloggueurs qui, sans la connaître justement, sans jamais avoir entendu parler d’elle, l’encouragèrent à continuer d’écrire. Lui laissaient des commentaires fabuleux. Gentils. Attentionnés.

Encore une fois, peu à peu, elle eut un nouveau cercle d’amis. Après la poignée qu’elle avait appréciée sur les salons de discussion, après le cercle d’amis du site communautaire, c’était le 3ème qui se formait via les blogs. Des vrais échanges, encore, pour le plaisir des mots.

En se connectant ce matin-là, alors que le café coulait, une chose la frappa : le net n’est pas une virtualité. Ou plutôt pas seulement. Derrière chaque écran, chaque clavier, chaque connexion, il y a une personne, heureuse ou pas, mais de chair et de sang. Et internet n’est que le moyen d’aujourd’hui de faire de nouvelles connaissances. Bizarrement, d’ailleurs, elle avait l’impression d’en connaître certains depuis de très longues années…

« Alors, ai-je eu des commentaires ? »

par Ecriveuse publié dans : humeur communauté : Ecrire
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Mercredi 19 mars 2008
C'est juste que cette semaine s'avère chargée:  j'ai de la visite pour 3 jours, et ensuite la prise de fonction.

Promis, je vous raconterai ça ce we!!!

Bizzzz mes blogopotes :D
par Ecriveuse publié dans : humeur communauté : LES COPAINS D'ABORD
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Samedi 15 mars 2008
Il y a des gens qu’on ne s’attend jamais à rencontrer. Ou plus exactement, on ne s’attend pas à rencontrer des gens.

Surtout aujourd’hui, notamment grâce aux facilités qui naissent de la virtualité.

Je l’avoue, je suis une consommatrice de rencontres internetesques. La plupart du temps, d’ailleurs, elles en restent au stade d’échanges de mails ou de commentaires. Parfois, la possibilité des uns et des autres, l’envie aussi, font que l’on se rencontre réellement autour d’un café.

Mais de cela, je parlerai dans un autre texte. Aujourd’hui, j’ai envie de faire partager une petite anecdote qui m’a réellement fait chaud au cœur.

Je ne suis pas, manifestement, facile d’accès, aux yeux de mes semblables. On m’a souvent fait le reproche d’être hautaine, limite méprisante même. Et ce, depuis… pff… au moins l’adolescence. J’ignore d’où vient cet état de fait, et maintenant, du haut de mes presque 35 ans, en général, je m’en fous un peu. Parce que j’estime ne pas avoir à plaire à qui que ce soit, et que l’on me jugera toujours sur mes actes et non sur mes (non) mots. Par exemple, le fait d’avoir créé un atelier de contes, et de me retrouver proche des enfants en a surpris beaucoup. Les parents souvent, me regardent en biais, alors que leur progéniture vient me faire des câlins et des déclarations d’amour. Le contraste est saisissant et m’amuse beaucoup. D’ailleurs, du coup, les adultes sont obligés de revoir leur copie. Bref.

Je peux être sociable pourtant. Dès le premier abord. Mais je reconnais qu’en général, c’est à l’initiative de l’  « autre ». Rarement de moi.

Où je veux en venir ?

A un geste qui m’a beaucoup touchée. Aujourd’hui.

Il y avait (encore) gala de judo ce samedi.

J’y ai emmené mon pitchoune puisque la grande est malade. Sur place, j’y ai rencontré une maman avec qui nous échangeons régulièrement, et que j’apprécie beaucoup pour sa gentillesse et sa zénitude en particulier. Lorsque nous nous retrouvons dans le cadre du judo, depuis le début de l’année, elle fait des photos de son fils (normal !) et du mien parce que je n’ai pas d’appareil photo (c’est prévu pour un achat ultérieur. Mais ce n’est pas dans nos priorités actuelles… Questions de finances…).

Aujourd’hui, donc, je les vois, elle et son fils.  Et elle m’interpelle en me disant : « J’ai un truc pour toi ! » avant de fouiller dans son sac. Je lui souris, m’attendant à une adresse de site, ou à autre chose du même genre, et elle me tend un petit objet, en expliquant : « ça fait un moment que je ne l’utilise pas. Alors si tu veux, je te le prête… »

J’ouvre la pochette, et je découvre un appareil photo numérique. Je suis restée scotchée. Ce qui m’a laissé penser qu’on ne s’attend plus de nos jours à croiser des êtres humains. Comme elle. Par ces mots, je voulais simplement lui dire un grand merci. Le plus sincèrement du monde.

Dont acte.

Merci Gigi !

par Ecriveuse publié dans : humeur communauté : LES COPAINS D'ABORD
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Vendredi 29 février 2008

Les mots se bousculent et s’accumulent
Loin de la justesse du ton sans virgule…
Envie de parler, de dire, d’exprimer,
Sans pouvoir briser mes silences obstinés…

L’entonnoir étroit de mes pensées vagabondes
S’ouvre à toute heure, laissant choir une sonde
Chargée de dénouer le bon grain de l’ivraie
Afin d’en distiller quelques mots déliés…

C’est ainsi que souvent naissent au gré des humeurs
Quelques tranches de vie, filles de mes rancœurs,
Ou quelques instants choisis, fils de mes bonheurs,
Sans que je ne puisse vraiment trier la couleur…

Les mots se bousculent et s’accumulent
Loin de la justesse du ton sans virgule…
Envie de parler, de dire, d’exprimer,
Sans pouvoir briser mes silences obstinés…

A défaut donc de les lâcher tout haut ces mots,
Je laiss’ la plume les écrire, en les voulant beaux…
Toujours ils servent d’exutoir’, de pis aller,
Comme un autocuiseur sur le point d’exploser.

Ces lettres jetées en vrac sur une page blanche
Ont cette vertu particulière et tell’ment franche
De me permettre de faire comme si tout était dit
Alors même que rien, dans l’air, n’a jailli

Les mots se bousculent et s’accumulent
Loin de la justesse du ton sans virgule…
Envie de parler, de dire, d’exprimer,
Sans pouvoir briser mes silences obstinés…
par Ecriveuse publié dans : humeur communauté : Ecrire
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Mercredi 27 février 2008

Suite à l'avis éclairé d'un  ami internaute, je vous invite vivement à aller faire un tour chez  "Monsieur Patate". Personnellement, j'apprécie infiniment et c'est par que ça se passe...
par Ecriveuse publié dans : humeur communauté : R42,
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Mardi 26 février 2008

Petite précision pour le texte qui suit: j'avais presque 20 ans quand je l'ai écrit, et je suis retombée dessus. A vrai dire, c'est un des vestiges d'une autre vie presque, mais qui a contribué aussi à faire de moi une inconditionnelle du "carpe diem"...

Parfums d’enfance




Une poupée désarticulée trône,
Telle la Reine d’un mauvais conte de fées
Sur un lit délabré…

On pourrait presque surprendre le jouet brisé
Maudissant l’enfant qui l’a abandonné
Dans ce sombre grenier

On pourrait presque entendre le jouet brisé
Pleurer sur ces merveilleuses années où l’enfant était enfant,
Et où l’enfant avait besoin de lui pour l’aider à rêver…

On pourrait presque sentir le jouet brisé
Haïr celui qui l’a créé
Pour apporter un peu de bonheur à l’enfant défavorisé

Mais l’enfant a grandi… l’enfant cruel a oublié son jouet

Et si tout au long de ces années de solitude forcée,
Le jouet n’a pu apprendre à pardonner,
C’est peut-être simplement
Qu’il ne s’est pas trouvé de professeur pour le lui enseigner

Et le sourire de la poupée,
Autrefois enjoué,
S’est mué en grimace figée et désabusé

Elle n’apparaîtra plus jamais dans un conte de fée

Elle le sait…


Avril 93
par Ecriveuse publié dans : humeur communauté : Ecrire
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Mercredi 20 février 2008

Tu m’avais dit que j’étais ton soleil,
Que sans moi, rien n’était plus pareil,
Mais là, ton regard se perd au loin,
Ne dis pas non, je le vois trop bien …

Tu m’avais dit que ta vie c’était moi,
Que nous deux, ce serait sans dégât,
Mais déjà, c’est à elle que tu penses,
Ce n’est plus pour moi que tu avances…

Tu m’avais dit qu’on était nés les mêmes,
Que la légèreté c’était ta bohème,
Mais nous n’avons plus les mêmes besoins,
Notre histoire se meurt, épargnons sa fin…

Tu m’avais dit qu’on traverserait tout,
Que rien ne résisterait à ce « nous »,
Mais bientôt il ne restera plus rien
Que des images floues d’un passé sans tain…

Tu m’avais dit que tout était écrit,
Qu’on devait se trouver, c’était ainsi,
Mais c’est vrai, tu ne m’avais pas promis
Qu’on partagerait les mêmes envies…

Dans tout ça, ce que tu ne m’as pas dit,
C’est qu’elle aurait autant de mal, ma vie,
A repartir vers un autre demain,
Sans toi, tout me semble tellement vain…

A moins que ce ne soit moi qui ai tout dit,
Et toi qui pâtisses de mes écrits…
par Ecriveuse publié dans : humeur communauté : L'écriture comme antidote !!!
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Mardi 19 février 2008

J'ai posté  sur parano ma nouvelle "Folie Assassine" que je vous avais déjà fait lire  ici  (j'ai la  flemme de la retrouver sur le blog d'ailleurs ^^)


Une des réactions me laisse songeuse.


'on vote pour le goncourt des lycéens là ?'


Quand on écrit,  on  s'attend  à la critique, évidemment. Mais on s'attend surtout à la critique constructive. Pas à un appel au lynchage en bonne et due forme.


Ainsi, pour cette personne, j'aurais aimé qu'elle développe clairement son avis, que ça puisse (peut-être) me servir pour m'améliorer!

Las! Quand j'ai demandé gentiment (si si) (gentiment, j'insiste) un développement, la réponse a été laconique

'Je dirais juste que ce n'est pas mon genre.'


J'aurais cru plutôt à une réaction du genre 'c'est trop scolaire, le style n'est pas assez personnel'.


Mais non.


Dommage que cette personne n'ait pas commencé par là, le fait que ce n'est pas son genre. C'était plus simple.


Ce qui me fait me souvenir que c'est pour ça que je tiens un blog: pour qu'on me dise aussi ce qui ne va pas dans mes textes :)

Pour mémoire:

La première partie est

La deuxième est

La troisième est

Et la dernière est


par Ecriveuse publié dans : humeur communauté : Ecrire
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