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Samedi 5 avril 2008

Débordée, oui, mais je pense à vous et je passerai demain en soirée rattrapper mon retard de lecture chez vous. D'autant que demain après-midi, je vais déclamer, ou tenter de déclamer deux de mes textes en public, pour la première fois, dans le cadre du Printemps des Poêtes. Le thème est 'l'Alter Ego'. Un des deux textes est déjà en ligne: 'Vous et Moi'. Le second, je vous le livrerai demain! Bon we à tous et à très très vite.

Jaune comme l’or de son soleil,
Vert comme l’espoir qui veille,
Blanc comme la pureté de l’Ange,
Rouge comme son vin qu’on échange…


Je suis fille castillane,
D’une génération déracinée,
Non de naissance, c’est vrai,
Mais par ma famille d’Espagne…


Bleu comme la sagesse acquise
Blanc comme la sérénité comprise
Rouge comme une passion qui grise…


Je suis née sur le sol français,
Berceau des droits de l’homme,
Pays de Molière et de Beaumarchais
Malmené pourtant ad nauseum…


Deux drapeaux pour mon corps et mon âme,
Riojana et Lorraine, je suis avant tout une femme,
Qui ne choisira jamais entre la terre et le sang,
Puisque les deux cohabitent passionnément…

par Ecriveuse publié dans : Bribes en vers communauté : L'âme du poète
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Lundi 24 mars 2008


Il y a des jours où l’on voudrait être ailleurs,
Inconnu et sans attache, libre de toute angoisse,
Là où plus jamais ne s’approcherait la peur,
Au fil des jours, quand plus rien ne passe.

Il y a des jours où ce qu’on tenait pour acquis,
Vole en éclats, et où l’on reste anéanti,
Juste parce que la colère et les ressentis,
Parcourent en grondant le chemin de nos vies…

Il y a des jours où l’on se sent assommé,
Où les rires d’autrefois disparaissent en fumée,
Et l’on se demande comment se sortir de là,
Si l’on y arrivera… Ou pas.

Il y a des jours où l’on croyait avoir fait le tour,
Où la famille était le vrai symbole de l’Amour,
Où rien ne pouvait briser une si belle entente,
Quand soudain, frappe l’Ombre tapie en attente…

Il y a des jours où l’on se sent isolé,
Malgré l’entourage ou à cause de lui,
Comme si alors plus jamais
On ne pourrait comprendre autrui…

Il y a des jours, fils de nos peurs d’enfant,
Qui redoublent d’intensité, de contre-dévouements,
Là où l’on croyait que l’âge adulte et grand,
Permettrait de comprendre plus sereinement.

Il y a des jours où le passé devrait se taire,
N’ayant plus voix au chapitre en devient délétère,
Comme si certains se complaisaient à souffrir,
Alors qu’un peu d’empathie pourrait suffire…

Il y a des jours où je suis épuisée,
De servir de tampon à l’encre fatiguée,
Bientôt le réservoir sera vide et usé,
Parce que j’ai du mal à comprendre la curée…

Et puis, je le sais, il y aura d’autres jours,
Ceux qui rayonnent partout alentours,
Et qui permettront de remettre à l’envers,
Ce que tu as fait naître comme colère…

par Ecriveuse publié dans : Bribes en vers communauté : les auto-édités
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Jeudi 13 mars 2008

Choisir de ne pas choisir….
C’est ainsi qu’est mort l’âne de Buridan
Choisir de ne pas choisir…
Entre l’avoine et l’eau, il est resté trop longtemps….


L’illusion d’avoir toujours le choix nous porte souvent ;
Au nom d’une saine volonté qui en serait le garant.
Pourtant, c’est sans complexe que je le démens :
Non, la volonté n’est pas l’unique ingrédient…
Notre éducation, notre sens moral, notre expérience,
Sont, de nos envies, d’autant de poids dans la balance…
On « voudrait » bien, on « aimerait » bien, on « ferait » bien,
Et puis on en reste finalement à notre petit quotidien…


Choisir de ne pas choisir….
Ne pas se nier pour autant
Choisir de ne pas choisir…
Mais s’assumer pleinement…


Oui le conditionnel en toute chose nous le rappelle…
La question de la volonté est de toutes les querelles…
Mais le problème est ailleurs, à tous dissimulé,
Comme cet arbre que l’on dit cacher la forêt…
Le seul endroit où vraiment, je ne suis plus que moi,
C’est au creux de mes rêveries, loin de ces pseudo choix
Là où je ne blesse personne, là où je suis libre d’exister,
Libre, enfin, de ne plus jamais être interprétée


Choisir de ne pas choisir,
Tout est question de temps
Choisir de ne pas choisir,
Et il est si précieux, ce temps…
par Ecriveuse publié dans : Bribes en vers communauté : les auto-édités
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Mardi 4 mars 2008
A l’ombre d’un chêne plusieurs fois centenaire,
Adossée contre son tronc, assise à même la Terre,
J’écoute mes Rêves d’enfant me murmurer des mots doux,
Hypnotisée par certaines images, par certains songes fous…

 
J’ai beau chercher à quel moment je me suis trompée de route,
Chercher quel est cet instant où j’ai laissé entrer le doute,
J’ai le vague souvenir d’un chemin que j’empruntais ;
Presque toujours seule, par choix, comme par sécurité…


Une photo jaunie surgit des méandres de ma conscience
Fillette à la longue chevelure noire, toute en innocence…
Qu’ai-je fait de ses envies, de ses attentes, de ses désirs,
En particulier celui d’avoir du talent et de l’écrire ?


La réalité m’a rattrapée, j’ai un jour ouvert les yeux…
Je ne suis ni un Baudelaire, un  Rimbaud ou un Verlaine ;
Même si je connais le sens des mots , trop souvent je peine
A les assembler de façon vraie et en termes mélodieux…


Je quitte à contrecœur  le refuge de ma nostalgie,
J’offre à qui en veut le panel de toutes mes émotions
Bien qu’au fond de mon regard, vraiment tout au fond,
J’y cache une fêlure, celle d’une douce mélancolie…
par Ecriveuse publié dans : Bribes en vers communauté : les auto-édités
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Lundi 3 mars 2008
(écrit pour un de mes proches , il y a quelques mois...)

J’ai l’moral en miettes,
Des images qui m’tournent dans la tête,
Des mots durs qui s’répètent,
Des r’gards qu’on interprète
Qui piquent.

J’garde dans la manche mon dernier Atout.
Cœur, et il est maître.

La peur me déchire, j’la déteste
A cause de ton recul, de ta sensation
D’abandon que tu as appelée trahison,
Tu n’as pas compris, et moi j’reste
Sur le carreau.

J’garde dans la manche mon dernier Atout.
Cœur, et il est maître.

On a mis trois ans pour en arriver là,
Trois ans que j’t’attends, toi,
Qu’enfin, après tout ce temps, tu veuilles,
Voir de notre amour les quatre feuilles,
D’un trèfle.

J’garde dans la manche mon dernier Atout.
Cœur, et il est maître.

Parce que je suis certaine, cette fois,
Que seules deux cartes sont à jouer,
Je découvre le mienne cachée.
Alors, veux-tu de nous ? De moi ?
Pique ? Carreau ? Trèfle ?

J’pose mon dernier Atout.
Cœur. Et il est maître…
par Ecriveuse publié dans : Bribes en vers communauté : LES COPAINS D'ABORD
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Lundi 25 février 2008
Il n’y a que le premier pas qui coûte,
Celui qui oublie ce qu’est le doute,
Quand on veut surtout ne plus évoquer
Les risques qu’il faudrait considérer…

Pour une candidature à un poste un peu fou,
Pour attirer un regard dont, au fond, on se fout,
Pour obtenir un sourire comme on lance un défi
Pour oublier simplement un peu sa propre vie…

Pour passer un instant entre parenthèses,
Pour s’imaginer héros de temps révolus,
Pour se dire qu’en toute vie est la genèse,
Pour jeter aux orties morale et vertu…

Il n’y a que le premier pas qui coûte,
Celui qui oublie ce qu’est le doute,
Quand on veut surtout ne plus évoquer
Les risques qu’il faudrait considérer…

Enfin se réaliser, pendant une minute,
Effleurer les contours d’un de nos buts,
Juste parce que pendant un instant,
On a suivi, sans penser, un de nos penchants….

Oser s’imaginer en toute action le meilleur,
Vivre en majuscules, ses réussites, ses erreurs,
Avancer le premier pas, là où règne l’inconnu,
Afin d’en retirer une leçon véritablement sue…

Il n’y a que le premier pas qui coûte,
Celui qui oublie ce qu’est le doute,
Quand on veut surtout ne plus évoquer
Les risques qu’il faudrait considérer…

Ne pas se laisser arrêter par nos craintes,
Reliquats de notre éducation complexée,
Se jeter dans la bataille, sans modestie feinte,
Juste pour oser se mettre à vivre et aimer…

Mais s’aimer soi, avant de prétendre aimer l’Autre,
Puisqu’on ne peut reproduire que le connu…
S’autoriser aussi de commettre des fautes,
Histoire de profiter réellement de son vécu…

Il n’y a que le premier pas qui coûte,
Celui qui oublie ce qu’est le doute,
Quand on veut surtout ne plus évoquer
Les risques qu’il faudrait considérer…

par Ecriveuse publié dans : Bribes en vers communauté : les auto-édités
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Samedi 23 février 2008
Je ne suis rien,
Que le vent qui vous effleure,
Je ne suis rien,
Qu’une promesse de douceur…

Vous êtes tout,
Ce qui ensorcelle,
Vous êtes tout,
La vie est si belle…

Entre les deux,
Je suis moi très simplement,
Entre les deux,
Vous, mon miroir sûrement…

Entre le rien et le tout,
Entre le Moi et le vous,
Un éclair de lucidité,
Un gage de sincérité…

Vous et moi,
Particules du grand Jeu,
Vous et moi,
Sagesse nuancée du bleu…

Moi sans vous,
Je m’étiole et me fane,
Moi sans vous,
J’oublie le goût de l’âme…

Vous sans moi,
Resterez un tout,
Vous sans moi,
Juste un peu plus flou…

Alors entre nous,
Que ça ne vous pèse peu ou prou,
Mais juste entre nous,
Ne changeons rien, voulez-vous ?

par Ecriveuse publié dans : Bribes en vers communauté : Le.coin.du.feu
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Vendredi 22 février 2008
C’est le métier qui rentre ma fille,
Le métier de la vie…
Ce cheval qui t’a fait t’envoler,
L’avait pas fait exprès…

C’est pas si grave…

Ca valait pas l’agressivité
En écho à l’anxiété…
Six petits points de suture
Pour un sourcil couture…

C’est pas si grave…

J’ai pas eu le temps d’avoir peur,
Ou alors juste après l’heure…
Tout va bien, petite fleur,
Tu en a eu du cran, mon cœur…

C’est pas si grave…

Les grands n’ont pas eu ton courage,
Ont oublié d’être sages,
Ils se sont battus du regard,
Aiguisant leurs mots comme des dards.

C’est pas si grave…

Ne grandis pas trop vite ma jolie,
Prends ton temps je t’en prie,
Souviens-toi que responsable
Ne signifie pas toujours coupable…

C’est pas si grave

C’est pas si grave
par Ecriveuse publié dans : Bribes en vers communauté : LES COPAINS D'ABORD
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Jeudi 21 février 2008
Puisqu’il faut se dire au revoir,
Puisque nos chemins se séparent,
Autant le faire avec l’égard
Qu’a mérité notre histoire…

Puisqu’il faut que l’on se quitte,
Parce que la vie va trop vite,
Parce que le temps s’effrite,
Que la patience périclite…

Puisqu’on se donne rendez-vous
Dans ces années si loin de tout,
Ne pas en oublier le coût,
De ce qui a eu raison de nous…

Chacun son tour sommes partis,
L’un pour découvrir un peu sa vie,
L’autre sans doute un peu aussi,
Sens différents voire interdits…




Une éternité a passé,
Sur cette Histoire au goût salé,
Même si mon cœur est apaisé,
Les images ont chrysalidé…

Si bien qu’un papillon éternel,
Volette dans ma mémoire blême
Lui redonnant couleurs, pastels,
Et la notion d’inconditionnel…
par Ecriveuse publié dans : Bribes en vers communauté : L'âme du poète
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Jeudi 21 février 2008
Un fil ténu relie mon cœur à mon âme,
M’y forçant à tenir l’équilibre en funambule
Pour tenter d’éviter dans ma vie les drames,
Sans pour autant me garantir du ridicule…

Tantôt clown, tantôt triste Pierrot,
Je tergiverse et gesticule
Me demandant si mon Ego
Supporterait un E minuscule…

Acrobate sans filet des sentiments périlleux,
Je souris sous ma cape d’illusionniste fantasque
Parce que finalement, quoiqu’il se passe,
Je retombe non sur un pied mais bien sur les deux…

De tous les rôles du grand Cirque quotidien,
Quelque soit le choix du masque vénitien
Que l’on revêt souvent comme dernier rempart,
Celui que je préfère se moque des regards…

En chacun de nous veille un artiste,
Celui des représentations des grands soirs,
Et même en sommeil ce perfectionniste,
Ne demande qu’à exprimer son art…

Le tout peut-être, est de découvrir,
À soi et aux autres, ce que l’on est,
D’oser, vivre, aimer et sourire,
Juste en restant infiniment vrai…
par Ecriveuse publié dans : Bribes en vers communauté : LES COPAINS D'ABORD
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