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Mercredi 5 mars 2008
Il y a des années, alors que je balbutiais mes premiers pas maladroits sur la toile, un ami m'avait envoyé ce qui suit. Je me dis qu'aujourd'hui, on pourrait en rajouter un, de régime politique, le sarkozisme. Non?


FEODALISME

Vous avez deux vaches. Votre seigneur prend un peu de lait.

SOCIALISME PUR ET DUR

Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous les prend et les met dans une étable avec les vaches d’autres éleveurs. Vous devez entretenir toutes les vaches. Le gouvernement vous donne tout le lait dont vous avz besoin.

SOCIALISME BUREAUCRATIQUE

Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous les prend et les met dans une étable avec les vaches d’autres éleveurs. Les vaches sont entretenues par des ex-éleveurs de volaille. Vous, vous devz vous occuper des volailles qui ont été prises aux éleveurs de volaille. Ensuite, le gouvernement vous donne la même quantité d’œufs et de lait qu’à tout le monde.

FASCISME

Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous les prend, vous loue pour prendre soin d’elles et vous vend le lait.

COMMUNISME PUR ET DUR

Vous avez deux vaches. Votre voisin vous aide à les entretenir et vous partagez le lait.

COMMUNISME SOVIETIQUE

Vous avez deux vaches. Vous devez les entretenir mais le gouvernement prend le lait.

COMMUNISME CAMBODGIEN

Vous avez deux vaches. Le gouvernement les prend et vous tue.

DICTATURE

Vous avez deux vaches. Le gouvernement les prend et vous incorpore dans l’armée nationale.

DEMOCRATIE PURE ET DURE

Vous avez deux vaches. Vos voisins décident de qui prend le lait.

DEMOCRATIE REPRESENTATIVE

Vous avez deux vaches. Vos voisins élisent quelqu’un pour choisir qui prendra le lait.

BUREAUCRATIE (EUROPEANISME)

Vous avez deux vaches. D’abord le gouvernement vous dit avec quoi vous devez les nourrir et comment vous devez les traire. Puis il vous paie pour ne pas les traire. Puis il vous prend les deux vaches, en tue une, traie l’autre, et jette le lait dans le caniveau. Puis il vous demande de remplir les formulaires pour comptabiliser les vaches manquantes.

ANARCHIE PURE ET DURE

Vous avez deux vaches. Ou bien vous vendez le lait à un tout petit prix, ou bien vos voisins essaient de prendre les vaches et de vous tuer.

SURREALISME

Vous avez deux girafes. Le gouvernement vous oblige à prendre des cours d’harmonica.

OLYMPISME

Vous avez deux vaches, une américaine et une chinoise. Avant la compétition, on vous montre à la télé un reportage de 15 mn qui retrace comment la vache américaine a surmonté les affres d’une jeunesse passée dans les ghettos noirs et blancs, avec des parents divorcés, etc. Puis on vous montre pendant 10 secondes la vache chinoise battue chaque jour par un fermier tyrannique et ayant vu ses parents abattus, dépecés et découpés sous ses yeux.
La vache américaine gagne l’épreuve, triomphant malgré une sévère foulure de la mamelle et gagne plusieurs millions de dollars grâce à un contrat passé avec un vendeur de soja.
La vache chinoise est conduite hors du stade et abattue par les officiels du gouvernement chinois, et personne n’entend plus parler d’elle.
Mac Donald achète sa viande et la sert dans les Big Mac de son restaurant de Pékin.
par Ecriveuse publié dans : R42, absurde quand tu nous tiens! communauté : Les Blogs Sarkostique
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Mardi 4 mars 2008
Il neige.

On est début mars, et il neige.

A croire que les saisons sont devenues folles, ma bonne dame ! Parce qu’en plus, il neige à gros flocons ! On dirait des plumes. Peut-être que Dieu, sur son nuage, fait une bataille de polochons. Faudrait penser à lui rappeler que ce n’est pas l’époque ! Normalement, il devrait simplement nous inonder d’un soleil froid, certes, mais au moins lumineux ! Avec quelques giboulées, de ci, de là, mais sans plus ! De quoi faire bourgeonner un peu les lilas et les primevères, par exemple…

Ben non. A la place, il a mis un grand drap même pas vraiment blanc au-dessus de nos têtes, et il fait une bataille d’oreillers. Avec qui ? On se demande… Les anges ? Remarquez, ça expliquerait qu’il plume. Enfin, qu’il neige. Mais ça voudrait dire aussi qu’au Paradis, il fait super froid. Ce qui tombe relativement mal puisque je n’aime pas le froid. Pas plus que je n’aime le chaud cela dit. Mais la question n’est pas là.

Il neige.

D’un autre côté, je me demande si ce n’est pas un coup d’une de nos listes concurrentes. Ils feraient la pluie et… heu… la neige, que ça ne m’étonnerait pas ! Parce qu’évidemment, on n’a pas vu l’ombre d’un flocon depuis des lustres, et il faut qu’il en tombe aujourd’hui, alors que ce soir, nous devons distribuer dans les boîtes aux lettres notre dernier communiqué pour les élections municipales. C’est un coup à attrapper la mort ça ! J’imagine bien les infos de dimanche : « Suite aux intempéries subites de cette semaine, les candidats sont tous hors d’état (de nuire ?)(rhooooooo humour, hein !), et les électeurs se posent de multiples questions quant à la pérennité de leur droit (ou devoir, c’est selon) de vote… Espérons que le second tour nous permettra d’y voir plus clair. »

En tout état de cause, ce soir, en faisant office de factrice, je vérifierai qu’il n’y a pas de canons à neige caché quelque part. Sait-on jamais…
par Ecriveuse publié dans : R42, absurde quand tu nous tiens! communauté : R42,
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Jeudi 28 février 2008
S’il est une qualité que je n’ai pas,c’est bien d’être quelqu’un d’ordonné. Et bien que la plupart du temps, je sois capable de m’y retrouver dans mon désordre permanent, il arrive quand même que je me perde en cherchant quelque chose.

Là où ça devient drôle, c’est qu’en furetant à droite et à gauche dans chaque pièce, je ne retrouve pas bien entendu l’objet qu’il me faut, mais que je retrouve celui dont j’avais besoin la fois d’avant. Celui dont j’aurai besoin la fois d’après.

Et c’est la même chose dans mon cerveau. J’ai besoin d’une information, j’ouvre un tiroir neuronal, puis un autre, et encore un autre. Au final, c’est encore plus le souk, et j’intervertis les données, les connexions, les liens, avec cette impression étrange que ma tête va imploser (ce qui, entre nous, rajouterai une couche de bordel désorganisé).

Que dire quand je me mets à tout ranger dans la maison ? Simplement que là où je savais avoir posé un document ultra-méga-important, pour l’avoir à portée de la main rapidement, une fois la tornade blanche effectuée, je me trouve, quelques temps plus tard dans l’absolue impossibilité de le retrouver. Parce qu’il est rangé. Donc perdu. Jusqu’à ce que je cherche autre chose que je ne trouverai pas et que je remette la main sur ledit document, qui, de toute façon, ne m’est plus utile.

La seule chose que je retrouve toujours, à part mes enfants (à moins que ce ne soit eux qui me retrouvent toujours…), c’est le chemin du net, mes textes et ma bibliothèque où, pour le coup et malgré le fait qu’il y ait 2000 livres, je sais où est est classé chaque ouvrage.

Sens dessus dessous, chez moi ? Pas faux. L’essentiel, c’est que je survive…
par Ecriveuse publié dans : R42, absurde quand tu nous tiens! communauté : R42,
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Jeudi 24 janvier 2008
Il y avait « l’informatique pour les Nuls » ou « la Salsa pour les Nuls », je vous propose, moi, un petit « les NULS pour les Nuls ».

Mais si, souvenez vous !

Dans les années 80, le petit écran révèle au grand public (si c’est pas mégalo ça pour une chtite boîte !) une drôle d’équipe : les Nuls.

Composée de Bruno Carette, Alain Chabat, Chantal Lauby, Alexandre Pottier, Blats et de Dominique Farrugia qui collaborait à l'écriture mais apparaissait rarement à l'écran, l’équipe en question nous fait (re)découvrir les joies de la parodie avec « Objectif : Nul ». Dès 1987 (oui, je sais, beaucoup ici sont nés dans ces années-là)(c’est pas de votre faute ! et puis personne n’est parfait ;;) ) un quatuor émerge qui deviendra aussi mythique que leur émission le JTN (faux journal en direct live s’il vous plaît !,  fausses pubs et vrais sketches). Ils raffleront régulièrement des récompenses télévisuelles bien méritées et malgré la mort de Bruno en 1989 continueront à œuvrer et à nous faire rire.

Bon, entendons-nous bien, leur humour est (bien évidemment !) décalé, blindé d’absurde, et souvent grivois pour ne pas dire vulgaire. N’empêche que. Moi j’adore.

Après 5 ans de bons et loyaux se( r) vices, nos 3 lurons se séparent et suivent depuis une carrière individuelle. Ils se réuniront une dernière fois pour nous combler avec « la cité de la peur », parodie des films d’horreur et du festival de Cannes. Pour illustrer, quelques citations de mémoire :

« Whisky ?
-    deux doigts, s’il vous plaît !
-    Avant ou après le whisky ? »

« Quand je suis contente, je vomis »

« Jetez-moi là » (la voiture ne s’arrête pas, la portière s’ouvre et Chantal est en effet jetée…)

Bref, de manière lapidaire, Chabat est sans doute celui que l’on voit le plus (Didier, les pubs pour Orangina « c’est quoi le texte ? »  « Aaaah » « Aaaah ? »…), mais le trio revient régulièrement pour faire des émissions uniques (comme pour les 10 ans de Canal + par exemple).

Allez, pour le plaisir, deux fausses pubs :

http://www.youtube.com/watch?v=3hjzVpRgfrQ  
http://www.youtube.com/watch?v=W30Aspdw8EY

La première est aussi mythique que leurs auteurs, la seconde je ne m’en souvenais pas mais j’en ris encore !

Je leur laisse la parole pour conclure :

«Il vaut mieux prêter à sourire que donner à réfléchir »

sources :     
http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Nuls

http://lesitenuls.free.fr/
par Ecriveuse publié dans : R42, absurde quand tu nous tiens! communauté : R42,
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Vendredi 11 janvier 2008
J’veux pas rater Télé-Shoot…
Un petit rail d’images dénaturées
Juste un, pour ne pas penser,
Juste un seul, pour la route…

J’veux faire tout ce qui est in,
Suivre la mode, être skin,
Ou punk ou mickey bourgeois,
‘fin ce qui compte en soi…

J’veux être un mouton, un vrai,
Suivre la Star’Ac branchée,
Lire que les programmes télé
Pas trop durs à déchiffrer…

J’veux pas rater Télé-Shoot…
Un p’tit rail d’images dénaturées
Juste un, pour ne pas penser,
Juste un mini, pour la route…

J’veux éviter la culture
Puisqu’elle n’est pas monnayable,
Et puis c’est tell’ment plus dur
Et tellement moins palpable…

J’veux encore des jeux à la con,
Qui veut gagner des millions,
Je s’rai jamais un champion,
J’comprends pas tout’s les questions…

J’veux pas rater Télé-Shoot…
Un petit rail d’images dénaturées
Juste un, pour ne pas penser,
Juste un seul, pour la route…

J’veux pas ouvrir un dico,
Pour avoir le sens des mots,
Je connais les essentiels,
250, c’est mortel !!

J’veux surtout pas dénoter,
Des heur’ que j’suis là vautré,
A zapper de chaînes en chaînes,
Pour rester dans la moyenne…

J’veux pas rater Télé-Shoot…
Un petit rail d’images dénaturées
Juste un, pour ne pas penser,
Juste un seul, pour la route…

J’veux croire à tout’s ces paillettes,
Elles brillent et m’hypnotisent
Un jour je s’rai une vedette
Y a pas d’âge pour la bêtise

J’veux juste continuer,
Un p’tit shoot par intra regard,
Pouvoir enfin oublier
Que j’me suis fait virer du bar…

J’veux pas rater Télé-Shoot…
Un petit rail d’images dénaturées
Juste un, pour ne pas penser,
Juste un seul, pour la route…
par Ecriveuse publié dans : R42, absurde quand tu nous tiens! communauté : R42,
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Vendredi 11 janvier 2008
Françaises, Fançais,
Belges, Belges,
Public chéri mon amour,

Puisque je me sens en verve aujourd’hui (et non pas en verge)(merci), je vais donc m’employer à bafouiller quelques mots qui n’arriveront jamais à la cheville de l’auteur extraordinaire, truculent, dithyrambique, railleur, cynique, grivois, provocateur, gouailleur, anti-conformiste, dégagé (d’après ses propres dires, il était le contraire d’un artiste engagé, il était un artiste dégagé) qu’était Pierre Desproges. Étrangement, je manque de mots, d’adjectifs, de qualificatifs pour montrer à quel point je suis une fan inconditionnelle (faut-il encore préciser qu’inconditionnelle n’est pas un gros mot malgré le con qui s’y est glissé ?).

Le grand Pierre est né en 1939, à Pantin. Je pouffe. Et je pouffe parce que s’il y a un humoriste français qui n’était pas un pantin, c’était bien lui !

En feuilletant virtuellement mon amie Wikipédia, quelle ne fut pas ma surprise de constater qu’il avait écrit pour le journal « l’Aurore » ! Suprise rassurante toutefois puiqu’il ne s’agissait pas du mauvais Aurore mais d’un autre, créé pendant la seconde guerre mondiale… Ouf. J’ai eu chaud.

Il s’est fait remarquer ensuite dans l’éternelle émission de Jacques Martin, le petit rapporteur, aux côtés du toujours vivant Daniel Prévot, pour l’humour noir et le cynisme dont ils faisaient preuve. Il a même participé à Charlie Hebdo, avec ses brèves ‘les étrangers sont nuls’ (quand je pense qu’aujourd’hui, le même journal a été attaqué pour des histoires de dessins griffonnés, je me dis que Desproges doit se retourner dans sa tombe, et que si ce n’était pas déjà le cas, il en serait mort. De rire.)

Personnellement, du fait de mon âge canonique, et pour les avoir suivis en direct live (excusez du peu !) même si évidemment je ne comprenais pas toujours tout (à l’époque, mon âge n’étant pas encore canonique), j’ai retenu surtout deux ‘séries’ qui, au fil du temps, sont devenues des modèles : le tribunal des flagrants délires et la minute nécessaire de Monsieur Cyclopède qui, selon ses propres mots, divisa la France en deux : « Les imbéciles qui aiment et les imbéciles qui n'aiment pas. ».   

En grandissant, je me suis procuré les livres parus, et j’ai gardé longtemps comme la plus vraie des appellations de notre temps ses ‘chroniques de la haine ordinaire’ parce que la haine ordinaire, c’est justement ce qui nous pollue tous, et tous les jours… (mais c’est un autre débat)

Il est mort en 1988, d’un cancer, de ce cancer qui faisait que ses sketches sur la maladie étaient, à mon sens, inattaquables, puisque lui en souffrait et que c’était de notoriété publique (un peu comme le fait que les blagues juives racontées par un juif, bizarrement, passent mieux que racontées par un non-juif, ou qu’une blague de blonde racontée par une blonde… Encore que dans ce cas précis, pour la blonde, ce n’est pas forcément une blague… Mais je m’égare)

Bref.

Quelques citations qui parleront mieux que moi :
Dieu merci, quand on se contente de penser au lieu d'écrire, on a parfaitement le droit de sauter du coq à l'âne, sans s'attirer des remarques désobligeantes.J'aurais dû être dérouleur de pensées plutôt qu'écriveur de bouquins. (Fonds de tiroir)

Peut-on appeler "écrire" n'importe quelle tentative de représentation d'une ébauche de pensée par le biais de symboles graphiques incohérents couchés dans le désordre au mépris total de la grammaire, de la syntaxe, de l'orthographe et du souvenir de mon aïeule Germaine Philippin, institutrice de l'époque missionnaire, qu'une cédille oubliée décourageait aux larmes. (Chroniques de la haine ordinaire)

Le lion est un gros con lâche et couard. (…)La plupart du temps, le lion ne chasse pas lui-même. Il n’a pas que ça à faire. Il dort. Il laisse à sa femelle le soin de chasser à sa place, ou bien il se planque derrière elle pour ne pas prendre un mauvais coup de patte de gnou dans ses nobles couilles royales.(Fonds de tiroir)

Les animaux sont moins intolérants que nous : un cochon affamé mangera du musulman.
(Chroniques de la haine ordinaire)

La naïveté grotesque des enfants fait peine à voir, surtout si l’on veut bien la comparer à la maturité sereine qui caractérise les adultes. Par exemple, l’enfant croit au Père Noël. L’adulte non. L’adulte ne croit pas au Père Noël. Il vote.(Manuel de savoir vivre à l’usage des rustres et des malpolis)

Les enfants ne sont ni des hommes ni des animaux. On peut dire qu’ils se situent entre les hommes et les animaux. Observons un homme occupé à donner des coups de ceinture à une petite chienne cocker marrante comme une boule de duvet avec des yeux très émouvants. Si un enfant vient à passer, il se met aussitôt entre l’homme et l’animal. C’est bien ce que je disais. (Chroniques de la haine ordinaire)

Je pourrais disserter encore, mais franchement, je vous invite à passer sur wikipedia et à pouffer au travers de ses bons mots, noirs ou blancs :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Desproges
http://www.desproges.fr/

Étonnant non ?
par Ecriveuse publié dans : R42, absurde quand tu nous tiens! communauté : R42,
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Lundi 7 janvier 2008
Y en a marre.

Tous les ans, c’est la même chanson pendant au moins deux semaines. Si si, j’insiste : deux semaines. 14 jours à entendre ‘Bonne année’ par des concupiscents (en un seul mot, deux seraient par trop vulgaires…) qui ne veulent qu’une chose frotter leurs joues mal rasées aux miennes d’un velouté rare (ceux qui ne me croient pas, c’est qu’ils n’ont pas eu l’honneur de tester).

Parce que ne vous y trompez pas, ça ne sert qu’à ça, une fois les festivités de la Saint Sylvestre passées : avoir une excuse pour se baiser les uns les autres (non, pas le côté argotique de la chose, mais le sens premier du mot)(demandez aux Belges tiens).

Et là, je me porte (et m’emporte) en femme excédée : ça suffit ! Je ne veux plus que n’importe qui me frôle, en particulier ceux que j’aperçois de loin à la sortie de l’école quand je vais chercher les enfants. En particulier les voisins que je ne connais pas. En particulier, les politiques politiciens qui te collent aux joues mieux que ne le ferait un timbre poste d’autrefois. En particulier les vieux beaux sur le retour (le retour de quoi, on se demande…). En particulier tous ceux que je ne côtoie que contrainte et forcée par une vie sociale pseudo obligatoire…

Faites ça entre vous. J’embrasse qui je veux, pas sous un prétexte bidon.

Maintenant, si tu es beau, grand, intelligent et riche entre 30 et 45 ans (tout en même temps, sinon ça vaut pas), approche. Tout ce que je te demanderai en plus c’est d’être original (Pas de souci, ma moitié de pomme n'est pas jaloux. 'Fin pas trop...).

Joyeuses Pâques donc.
par Ecriveuse publié dans : R42, absurde quand tu nous tiens! communauté : R42,
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Mardi 18 décembre 2007

« Maman c’est quoi un non sens ?

-         C’est quelque chose qui est absurde.

-         Et c’est quoi quelque chose d’absurde ?

-         Alors tu vois cette bouteille de lait… »

 

Je sais, c’est pourtant pas compliqué d’expliquer à une môme de 7 ans certains mots. Ben détrompez-vous ! D’autant qu’une réponse amène fatidiquement une autre question, et c’est un enchaînement sans fin.

 

En fait, j’aurais aimé avoir la qualité du verbiage de Môssieur Raymond Devos : avec un mot, il faisait un sketche de 3 minutes -_-‘. On appelle ça le talent ; on l’a ou on ne l’a pas.

 

D’un autre côté, c’était pas humain de réunir tous ses talents en un seul homme. Parce que non seulement c’était un surdoué du vocabulaire et du langage, mais en plus, un musicien touche à tout, mime, comédien, jongleur, équilibriste sur monocycle, prestidigitateur.. Cet autodidacte et ancien déporté (STO)(arf, Service du Travail Obligatoire : les allemands réquisitionnaient pendant la guerre aussi bien le matériel que les hommes…) s’est démarqué dès l’enfance.

 

Il faut dire qu’il est tombé dedans quand il était petit. Né en 1922 dans un véritable château, 7 enfants, dont 6 garçons. Grande famille donc, dont les parents jouent chacun de plusieurs instruments de musique (Louis, le père, de l’orgue et du piano, Agnès, la mère, du violon et de la mandoline, son oncle, de la clarinette)…

 

Epris de savoir et de connaissance, Raymond doit cependant arrêter ses études à l’âge de 13 ans, sa famille ayant fait faillite. Qu’à cela ne tienne : il apprendra par lui-même. Il jouera des mêmes instruments que ses parents, en y ajoutant d’autres comme la harpe, la scie musicale, la trompette…

 

Malgré des conditions de vie très difficile en banlieue parisienne, sa volonté de devenir un artiste est intacte ; il est fasciné par les spectacles de rue, les forains, le cirque… D’ailleurs il suivra les cours de mime où il rencontrera un certain Marcel Marceau, avant de prendre des cours de théâtre.

 

C’est en 1948 qu’il découvre, grâce à 4 répliques, le bonheur du non sens. Il est alors en tournée théâtrale à Biarritz. Il interroge le maître d’hôtel :

 

« Je voudrais voir la mer.

-         Vous n’y pensez pas, elle est démontée !

-         Quand la remontera-t-on ?

-         C’est une question de temps… »

 

Et c’est de là qu’il va s’axer à devenir celui qu’on connaît et son ininimitable style. Remarqué par Maurice Chevalier, il fait la première partie de son spectacle et ça marche !

 

Pour ma part, je plussoie l’article de Wikipédia qui dit que « l'humour de Raymond Devos frise souvent la métaphysique (Friedrich Nietzsche), voire la mathématique fondamentale, comme lorsqu'il explique que « trois fois rien, c'est déjà quelque chose ». Beaucoup le considèrent comme un génie des mots, un poète hurluberlu et étonnant. ».

 

Il est mort le 15 juin 2006, chez lui et je garderai comme image du grand bonhomme celle d’un homme accompli et qui avait pour vocation, pour sacerdoce, même, le rire du poête.

 

 « Je crois à l’immortalité, et pourtant je crains bien de mourir avant de la connaître. »

 

Dormez en paix, Monsieur Devos, vous êtes immortel.

 

Je ne peux pas résister : quelques petites piqûres de rappel pour notre bonheur :

 

A tort ou à raison


On ne sait jamais qui a raison ou qui a tort.
C'est difficile de juger. Moi, j'ai longtemps donné
raison à tout le monde.
Jusqu'au jour où je me suis aperçu
que la plupart des gens à qui je donnais
raison avaient tort !
Donc, j'avais raison !
Par conséquent, j'avais tort !
Tort de donner raison à des gens qui avaient
le tort de croire qu'ils avaient raison.
C'est-à-dire que moi qui n'avais pas tort,
je n'avais aucune raison de ne pas donner tort
à des gens qui prétendaient avoir raison,
alors qu'ils avaient tort !
J'ai raison, non ? Puisqu'ils avaient tort !
Et sans raison, encore ! Là, j'insiste, parce que ...
moi aussi, il arrive que j'ai tort.
Mais quand j'ai tort, j'ai mes raisons, que je ne donne pas.
Ce serait reconnaître mes torts !!!
J'ai raison, non ? Remarquez ... il m'arrive aussi
de donner raison à des gens qui ont raison.
Mais, là encore, c'est un tort.
C'est comme si je donnais tort à des gens qui ont tort.
Il n'y a pas de raison !
En résumé, je crois qu'on a toujours tort d'essayer
d'avoir raison devant des gens qui ont toutes
les bonnes raisons de croire qu'ils n'ont pas tort !


Ceinture de sécurité


Mesdames et messieurs je ne voudrais pas vous affoler
mais des fous il y en a !
Dans la rue on en côtoie ...
Récemment, je rencontre un monsieur.
Il portait sa voiture en bandoulière!
Il me dit
"Vous ne savez pas comment on détache cette ceinture ?"
Je lui dis :
"Dites-moi ! Lorsque que vous l'avez bouclée,
est-ce que vous avez entendu un petit déclic ? "
Il me dit :
"Oui, dans ma tête ! "
Je me dis : "Ce type, il est fou à lier ! "
J'ai eu envie de le ceinturer ...
mais quand j'ai vu que sa ceinture était noire ...
je l'ai bouclée !!!


 

En dernier ressort


Je connaissais un sportif qui prétendait
avoir plus de ressort que sa montre.
Pour le prouver, il a fait la course
contre sa montre.
Il a remonté sa montre,
il s'est mis à marcher en même temps qu'elle.
Lorsque le ressort de la montre est arrivé en bout de course,
la montre s'est arrêtée.
Lui a continué,
et il a prétendu avoir gagné
en dernier ressort !


Les parcmètres


Les parcmètres, c'est une tricherie !
Vous savez que ça rapporte une fortune aux pouvoirs publics ?
Une fortune !
Je le sais parce que mon voisin s'est fait installer un
petit parcmètre clandestin devant chez lui ...
Tous les soirs, il va retirer la recette ...
Il vit bien !
Il s'est même acheté une voiture !
Evidemment, il l'a mise devant
son parcmètre.
Depuis, il ne fait plus un rond.
Mais ça, c'est sa faute !

 

Un ange passe


On dit parfois que j'extravague...
que je délire...
Pourtant, il n'y a pas plus raisonnable que moi !
Il n'y a pas d'esprit plus cartésien que le mien !
Je ne fais que rapporter les faits tels que je les observe.
Il est evident qu'il y a observer et observer !
Cela dépend du sens que l'on donne au mot "observer".
Exemple:
Quand on demande aux gens d'observer le silence...
au lieu de l'observer, comme on observe une eclipse de lune,
ils l'écoutent...
et tête baissée, encore !
Ils ne risquent pas de le voir le silence.
Ils le redoutent !
Alors, dès que le silence se fait, les gens le meublent.
Quelqu'un dit :
- Tiens ? Un ange passe !
alors que l'ange, il ne l'a pas vu passer !
S'il avait le courage, comme moi, d'observer le silence en face,
l'ange il le verrait !
Parce que, mesdames et messieurs, lorsqu'un ange passe, je le vois !
Je suis le seul, mais je le vois !
Evidemment que je ne dis pas que je vois passer un ange,
parce qu'aussitôt, dans la salle, il y a un
doute qui plane !
Je le vois planer, le doute !...
Evidemment que je ne dis pas que je vois planer
un doute parce qu'aussitôt, les questions:
- Comment ça plane un doute ?
- Comme ça ! (geste de la main qui oscille)
- Comment pouvez-vous identifiez un doute avec certitude ?
A son ombre !
L'ombre d'un doute, c'est bien connu...!
Si le doute fait de l'ombre, c'est que le doute existe...!
Il n'y a pas l'ombre d'un doute !
Et l'on sait le nombre de doutes au nombre d'ombres !
S'il y a cent ombres, il y a cent doutes.
Je ne sais pas comment vous convaincre ?!
Je vous donnerais bien ma parole, mais vous allez la mettre en doute !
Le doute... je vais le voir planer...
Je vais dire:
- Je vois planer un doute.
Aussitôt, le silence va se faire...
Quelqu'un va dire :
- Tiens, un ange passe !
Et il faudra tout recommencer !
A propos de l'ange, aussi, on m'en pose des questions insidieuses:
- Dites-moi, votre ange là, de quel sexe est-il ?
Alors là ... (geste de la main qui oscille)
je suis obligé de laisser planer un doute,
parce que je n'en sais rien !
- D'où vient-il ?
Il va vers sa chute !
Parce que l'ange, attiré par la lumière des projecteurs s'y précipite...
Ebloui, l'ange s'y brule les ailes et l'ange choit !
Et un ange qui a chu est déchu !
Mesdames et Messieurs... à la mémoire
de tous les anges qui sont tombés dans cette salle,
nous allons observer une minute de silence...
(L'artiste voyant "passer" un ange, les gens rient)
(L'artiste avec un geste de la main qui oscille)
Il n'y a que les doutes qui planent.

 Et pour conclure, ce sera une citation :

« Je n’ai rien à dire, mais je voulais que tout le monde le sache »

 

Sources :            http://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_Devos

                        http://www.raymonddevos.com

 

 

par Ecriveuse publié dans : R42, absurde quand tu nous tiens! communauté : R42,
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Lundi 17 décembre 2007

 

« Maman, je voudrais écrire une histoire, comme toi. »

 

Forcément flattée par ces mots de ma fille de 7 ans, je l’invite à s’installer à côté de moi et à me dire de quoi elle voudrait parler.

 

« Oh, ben tu sais, c’est l’histoire d’une marmite.

-         C’est original. Qu’est-ce qu’elle a de particulier cette marmite ?

-         Elle est magique et il y a une princesse dedans qui doit être délivrée par le Prince Chocolat.

-         Le Prince Chocolat ? Tu veux dire le Prince Charmant ?

-         Non non, insiste ma fille, le Prince Charmant dans Shrek, il est pas gentil. »

 

Ah, j’avoue, je ne l’avais pas vue venir celle-là…

 

Revenons un peu en arrière, quand moi j’avais le même âge que ma Juju (hein ? mais non c’est pas si loin -_-‘). Mon grand-père nous emmenait au cinéma voir les dessins animés de Walt Disney et c’est évidemment de là qu’est née ma vocation de « recherche du Prince Charmant » au moins de 7 à 12 ans. Parce qu’à 12 ans, j’ai eu une autre révélation (en dehors du fait que le Père Noël était une ordure) : non, définitivement, le Prince Charmant n’existait pas ! Vous parlez d’un traumatisme !

 

Pourtant, avec le recul (le premier qui fait une réflexion, je le frappe), finalement je crois qu’il existe bel et bien et je vais même le démontrer (le prix Nobel de littérature me guette, je sais, mais je vous livre ici, en avant-première le résultat de mes recherches) en m’appuyant sur des choses que vous connaissez tous et surtout toutes…

 

On le voit toujours arriver dans les histoires qui mettent en avant des princesses en danger/empoisonnées/endormies/victimes de leur marâtres/ risquant l’inceste même. Dans l’ordre, nous avons donc : toutes les héroïnes pubères (le Chaperon Rouge est trop petit pour parler de sexualité, d’ailleurs, dans la version originale, il meurt, dévoré par le loup)/Blanche Neige/La Belle au Bois Dormant/Cendrillon et Blanche-Neige/Peau d’Âne, j’en passe et des meilleures.

 

Jusque là tout va bien. Mais soyons fous, et osons gratter cette surface de Disneyland parade…

 

Donc, il s’est marié un nombre incalculable de fois, avec sans doute les pensions alimentaires qui vont avec puisqu’on sait qu’à chaque fois, il a eu des mômes. Si l’on considère les Princesses sus-nommées (non, ce n’est pas seksuel), allons plus loin :

 

Il a épousé :

-         Blanche-Neige (et ses nains, forcément !)

-         Cendrillon (et ses cendres)(ce qui commence à faire un peu malsain, exprimé aussi clairement)

-         La Belle au Bois Dormant (et ses bois)(c’est donc un cerf en fait, ce qui nous fait un Prince zoophile après avoir été nécrophile)

-         Peau d’Âne (et hop, de nouveau un peu de zoophilie…)

-         Et toutes ces pauvres petites filles riches qu’il a tirées (rhooooooo quel cavaleur tout de même !) de mauvaises passes (d’ici à ce qu’on imagine que les Princesses étaient des péripapéticiennes, il n’y a qu’un pas que je franchis évidemment)(c’est bon pour mon ego de me dire que je vaux mieux qu’elles)(*mouvement de cheveux*)(ah mayrde, je n’ai plus de cheveux, tant pis)

 

J’ai comme l’impression que nous avons là une description assez détaillée de l’Homme en général. Bon évidemment, les hommes ne cumulent pas forcément tous ces traits de caractère, et encore heureux, sinon je serais dans l’obligation de tuer mon homme. Mais aujourd’hui, beaucoup de mecs sont au début au moins, beaux, gentils, prévenants, etc. et finissent quand même par foutre le camp avec la baby sitter/secrétaire/collègue/chienne (oui, là, je m’emporte un peu…)

 

Toute cette bafouille, je la dois à la réflexion magistrale de ma fille de 7 ans, un comble !

Quand je vous le disais que les enfants ont beaucoup à nous apprendre...

Quand on se connaîtra un peu mieux,  vous et moi, je passerai la suite dans laquelle je lance une annonce...

par Ecriveuse publié dans : R42, absurde quand tu nous tiens!
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Dimanche 16 décembre 2007

« Charlène elle veut redoubler parce qu’elle ne veut pas mourir. »

 

La voix tranquille de ma fille de 7 ans et demi vient de s’élever dans la voiture. A cette affirmation, je manque d’écraser un chat suicidaire ou simplement très con (j’ai de l’expérience depuis un mois que j’ai écrasé un chevreuil lui aussi suicidaire…). Je redeviens maître de mon Picasso rouge Lucifer (encore heureux, parce que les mômes ne m’auraient pas pardonné un autre assassinat, parce qu’ils ne savent pas encore le degré de félonie des chats !), j’éteins France Info (qui de toute façon ne fait que répéter ad nauseum les mêmes informations déprimantes voire dépressantes)(je dis ce que je veux) et lui demande de me redire ça (à ma fille, pas à France Info ni au chat…).

 

« J’ai dit que Charlène elle veut redoubler parce qu’elle veut rester petite, parce qu’elle ne veut pas mourir », répète consciencieusement ma fille en prenant soin de détacher les syllabes comme si j’étais un peu longue à la comprenette (ce qui souvent n’est pas tout à fait faux).

 

La gamine en question a l’âge de Justine (ma fille donc, pas l’héroïne de Sade, suivez un peu !), s’est toujours, jusqu’à maintenant, partagé la première place avec Juju depuis l’année dernière et voilà qu’elle décide de ne plus rien faire. Et qu’elle met en œuvre ce rien d’ailleurs puisqu’elle refuse de faire ce qu’on lui demande, tout en aimant aller à l’école.

 

J’explique à ma môme qu’elle aura beau redoubler son CE1 autant de fois qu’elle voudra, elle grandira quand même et donc, elle finira par être plus vieille que sa maîtresse.

 

Un silence dans la voiture. Et Juju, toujours d’une voix tranquille me fait remarquer :

 

« Oui mais toi maman, comment tu fais pour rester à 30 ans ? »

 

Là c’est une petite vieille que j’ai failli écraser en sursautant (elle va bien, et elle n’était manifestement pas cardiaque).

 

« Mais d’où tu sors ça ?

-         Ben quand tu travailles sur ton ordinateur, tu sais là où il y a ta photo, c’est marqué que tu as décidé de rester à 30 ans. Alors pourquoi toi tu peux, et pas Charlène ?

-         Heu… Justine… C’est toi qui as dit à Charlène qu’on pouvait rester à l’âge qu’on voulait ?

-         Non, moi je lui ai juste dit que puisque toi tu pouvais, c’est qu’elle aussi. »

 

(Notez que ma fille pense que je travaille quand je suis sur Parano, et que, bien entendu, je ne la détromperai pas.)

 

« Tu sais Juju, on ne peut pas rester à un âge particulier : on grandit (ou vieillit L() tous les jours, et c’est pour tout le monde pareil. Moi j’ai écrit ça pour faire rire. Tout le monde sait que ce n’est pas possible…

-         Pas Charlène.

-         Il faut lui expliquer qu’il vaut mieux travailler à l’école pour pouvoir faire un métier qui vous plaira quand vous serez grandes…

-         Ah bon. »

 

Que de déception dans ses deux derniers mots…

 

« Tu ne devineras jamais ce que Théo m’a dit ! »

 

Ah ben manifestement ce n’était pas terminé. Tout en craignant le pire et en freinant considérablement au cas où un chat ou une vieille essaye d’en finir avec la vie, je réponds :

 

« Non, je ne devinerai pas…

-         Il a dit que c’était les parents le Père Noël ! fulmine-t-elle. Mais moi je lui ai dit que je l’avais vu le Père Noël quand on était chez Moma et Popa, tu sais quand j’avais 2 ans et demi. »

 

Je pousse un soupir de soulagement discret. Ca, je peux gérer.

 

N’empêche, la phrase de sa camarade me laisse perplexe. Si les enfants se mettent à raisonner par l'absurde dès 7 ans et demi, finalement, le monde n'est peut-être pas perdu...

par Ecriveuse publié dans : R42, absurde quand tu nous tiens!
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