[élucubrations] Vide...

Publié le par Ecriveuse

Ami, j'ai retrouvé un texte qui, je pense, te parlera... :)


Mon cœur se referme sur le néant
Mes yeux ont tari la fontaine de mes larmes
Mon âme est aphone d’avoir trop hurlé
Mon esprit doute d’avoir vécu

La peur me fuit comme tout le reste
Ma vieille Amie des heures sombres
Seule, me tend les bras

Ô ma Solitude, donne moi la force
Comment ne pas douter de ce qui n’a pas été…
Je voudrai pleurer
Faire craquer mes digues
Faire taire ma lucidité
Me laisser submerger par l’émotion
Affronter mon adversaire
Me battre contre moi-même
Mais comment se battre contre le vide…

Vide de sens
Vide d’émotions
Vide de sentiments
Vide de colère
Vide de haine
Vide d’envie
Vide de crainte
Vide …

A mesure que mes sens se ferment
Mon regard se durcit
On m’a renvoyée à moi-même
Et le Prix à payer est élevé…
Pour quelques heures de Réalité
Pour deux jours de Partage
Je paye une « faute » qui n’est pas mienne
Je sais que je ne serai pas oubliée
Je sais aussi que je n’oublierai pas
Parce que je ne veux pas oublier
J’assume mes choix depuis trop longtemps
Pour ne pas savoir ce qui m’attend…
La route est encore longue…
Je reprends mon chemin, encore plus seule
D’avoir cru être comprise
Je quitte l’arbre auquel je m’étais adossée
Je ne me retournerai pas
Comme d’habitude
Oh je le recroiserai, c’est certain,
Parce que le goût d’inachevé me pèse
L’amertume me briserait si je lâchais prise
Mais je ne cèderai pas
Je serre mon bâton de marche
Je redresse les épaules et la tête
J’ouvre les yeux et je fais le premier pas…
Advienne que pourra
Je reprends ma quête d’absolu
Là où je l’avais laissée,
Quoique je sache désormais,
J’abandonne pour longtemps
L’idée de le trouver
Personne n’est en mesure de partager
Ce que je sais avoir à donner
Je continue donc,
Pour le fun
Par défi
Les meilleures causes
Sont celles perdues d’avance…

Mais quelque soit ma destination
Quoiqu’il y ait au bout de mon chemin
Ma fierté sera sans tâche
Et je partirai avec … panache

A toujours…

Publié dans Bribes en vers

Commenter cet article

hicham 24/02/2009 10:34

Bel hommage à cet ami.

ecriveuse 03/02/2009 18:55

C'est toujours un plaisir de te croiser par ici. Baguenauder, c'est une idée qui me plait bien, tant sur le fond que la forme.

De midi à minuit, tout est symbole finalement et ma nuit s'achève pour relaisser passer la lumière :)

Pour ce qui est de Panache, tu as entièrement raison: impossible de s'en débarrasser!

andrem 03/02/2009 18:44

Que de suites de poèmes mélancoliques! Et moi qui baguenaudais.

Jolis textes où la brume voile l'esprit et laisse ainsi naître des images venues du fond de nous-mêmes, comme elles venaient sans doute t'enturbanner quand tu écriveusais. Alors une sorte d'unisson nous réunit, tous tant que nous sommes tournant autour de ton minuit.

Mais n'oublie pas que si tu pars avec Panache, tu ne seras plus jamais seule.

Je le connais, celui-là. On a du mal à s'en débarrasser.

ecriveuse 03/02/2009 10:15

Oh oui, c'est du vécu. D'il y a dix ans... :)

Kronsilds 03/02/2009 10:11

ça me parle aussi, mais probablement pour d'autres raisons !
C'est très bien ! Est-ce du vécu ? (ce n'est pas lié hein, que ce soit bien et que ce soit vécu ! :) )