Comment tu as su?

Publié le par Ecriveuse

La notion philosophique « Deviens qui tu es » m’a toujours interpelée, sans pour autant me paraître d’une clarté absolue.


Il y a quelques jours, une amie racontait une petite histoire :

 


Un sulpteur finit de travailler son bloc de pierre. Un petit garçon passant devant lui, s’arrête et le regarde travailler. Au bout d’un moment, il lui demande, perplexe : « Comment tu as su qu’il y avait un cheval dans la pierre ? »


Cette anecdote, sans doute vraie, m’a parue, pour le coup, nettement plus limpide que la notion dont je fais état en préambule. Pourtant, les mots « Deviens qui tu es » sont simples. Mais englobent trop de choses, de symboles, pour pouvoir être approchés de manière simple et satisfaisante.

 


Je me sens souvent comme ce bloc de pierre : comme si, au fond de moi, quelque chose ne demandait qu’à se manifester, qu’à exister, sans pour autant que je parvienne à le faire émerger. Et puis, parfois, il y a ces petits éclairages, ces petites choses, qui nous font prendre conscience, peu à peu, qu’on est sur le bon chemin. Bon chemin en ce sens qu’il s’agit du nôtre… Et que quoiqu’il arrive sur ce chemin, c’est aussi ce que nous voulons, devons, désirons y trouver. Et c’est à la fois par l’entourage extérieur, et par notre volonté propre, que nous évoluons, dans un sens ou dans un autre. Tout s’imbrique comme un puzzle, les pièces ne manquent jamais. De temps en temps, elles sont juste dissimulées, le temps que nous puissions nous en servir…

 

Publié dans humeur

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homeo-couscous 10/06/2008 12:32

J'adore cette histoire du sculpteur! y a une petite métaphysique à l'intérieur; sur la matière; mais y a un petit goût de destin; de détermination; "on se découvre"; ce que l'enfant ignore c'est le processus de création du sculpteur; il savait que ce serait un cheval, peut-être même exactement lequel; il n'a fait que le sculpter; dépouiller une matière informe pour faire apparaitre une forme;le sculpteur a une intention; enfin bref, c'est encore une sacrée entreprise ce qu'on "est";

isabelle 16/05/2008 03:52

complexité d'une âme ...

Malor 08/05/2008 19:52

Seulement dans la sculpture, un coup de travers change forcément l'avenir. Un coup de travers et on essaie de reconstruire le nez en copiant ce qui existe déja, ou alors on creuse plus, mais plus jamais la forme d'origine n'existera.

jean-jacques 03/05/2008 16:15

elle est belle cette histoire et je me suis permis (en citant les références bien sur) de la reprendre sur mon modeste blogounet- je viens de découvrir vos "je" de mots et autres sonates de l'intime , ça fait du bien de vous lire!

quichottine :0010: 01/05/2008 10:24

Je sais que ça n'a rien à voir avec ton billet... Mais je venais te souhaiter un bon premier mai, avec tous tes amis et plein de bonheur à partager !