Effet Boomerang.
En relisant certains de mes textes, il arrive qu’une anecdote me saute au neurone. Un exemple : il y a deux ans, j’avais mis en ligne sur u-blog, un texte bafouillé suite aux propos racistes et primaires de certains collègues de travail. Sur le moment d’ailleurs, ma réplique avait été cinglante (parce que je suis aussi intolérante qu’eux, mais dans mon domaine : je ne supporte pas la bêtise) (à ce sujet, me revient une phrase vue sur un T-Shirt : ‘mieux vaut être bourré que con, ça dure moins longtemps), et, en rentrant à la maison, j’ai allumé mon ordi pour y déverser le mépris que j’avais pour eux.
Ce que je n’avais pas prévu, c’était que quelques blogueurs voient dans ces vers ce racisme que je voulais dénoncer et m’avaient violemment prise à parti. J’ai eu beau expliquer, polope, que dalle, rien n’y a fait : ils sont restés sur leurs positions et moi sur la mienne (même si le lendemain, j’avais écrit un autre texte, plus explicite manifestement…)
Et le surlendemain, un autre texte, cette fois. En prose. Où je montrais du doigt (oui, je sais, ce n’est pas bien de montrer du doigt…) les dangers de l’effet boomerang.
Qu’entends-je par effet boomerang ? Un truc très simple.
Aujourd’hui, on ne peut plus dire ce que l’on pense sans se faire immédiatement classer dans la catégorie de droite voire d’extrême-droite (c’est vrai que de nos jours, c’est sensiblement la même chose…). Ainsi, si je m’emporte contre un abruti, il faut que j’y mette les formes.
« Franchement, tu es trop con.
- T’es qu’une sale raciste. »
(à noter qu’à ce moment-là, je parlais à des pseudos qui commençaient sérieusement à me courir sur le haricot, sans savoir s’ils étaient blanc, jaune, noir, rouge, bleu ou vert. A la limite, c’est encore transparent qui leur aurait été le mieux…)
« Sale raciste ? Heu je ne vois pas bien le rapport…
- Comme si tu ne savais pas que j’étais musulman…
- Ah non, je l’ignorais… Et je vais plus loin, je m’en fous. Je suis agnostique, chacun sa croix…
- Comment tu te la pètes ! Tu parles de croix, tu es raciste…
- Ben non, je ne parle pas d’une ethnie ou d’une religion (c’est toi qui viens sur le sujet), ni même de couleur de peau. Je parle de toi. TU es trop con. Apprends à lire correctement, tu verras que justement, je dénonce le racisme…
- C’est ça, et moi je suis la reine d’Angleterre… »
Bon, c’était ça en substance, je ne me souviens plus de tout, mais je me souviens surtout qu’ils m’avaient gonflée passablement. C’est ce que j’appelle de la victimo-pathologie. Sous prétexte de minorité (je n’aime pas ce terme…) et surtout à cause des médias qui ont quand même tout fait pour faire croire au ‘bon’ français que c’est de la faute des étrangers si on va mal en France, aujourd’hui, il n’est plus possible de dire ce qu’on pense à ou d’un individu, sous peine de passer pour l’inverse de ce que l’on est.
Je n’ose même pas parler d’Israël et de la Palestine, parce qu’on va immédiatement me voir comme une antisémite en plus d’une raciste.
Etrangement, j’ai en tête que la France a toujours été une Terre d’Asile, et qu’il n’existe pas de français « pure souche ». Qui plus est, la richesse est dans le métissage, comme la beauté d’ailleurs…
Alors oui, finalement, je suis raciste : la bêtise me donne la nausée, l’intolérance me fait vomir des mots agressifs et vulgaires parfois. Et pour moi, la bêtise n’a pas de couleur, aussi bien que l’argent n’a pas d’odeur. Et je ne peux qu’espérer que l’effet boomerang disparaîtra un jour, bien que si l’on en croit Einstein :
‘Il y a deux choses d’infinies : l’univers et la bêtise humaine, encore que pour l’univers, je n’en ai pas encore la certitude absolue’
Ce que je n’avais pas prévu, c’était que quelques blogueurs voient dans ces vers ce racisme que je voulais dénoncer et m’avaient violemment prise à parti. J’ai eu beau expliquer, polope, que dalle, rien n’y a fait : ils sont restés sur leurs positions et moi sur la mienne (même si le lendemain, j’avais écrit un autre texte, plus explicite manifestement…)
Et le surlendemain, un autre texte, cette fois. En prose. Où je montrais du doigt (oui, je sais, ce n’est pas bien de montrer du doigt…) les dangers de l’effet boomerang.
Qu’entends-je par effet boomerang ? Un truc très simple.
Aujourd’hui, on ne peut plus dire ce que l’on pense sans se faire immédiatement classer dans la catégorie de droite voire d’extrême-droite (c’est vrai que de nos jours, c’est sensiblement la même chose…). Ainsi, si je m’emporte contre un abruti, il faut que j’y mette les formes.
« Franchement, tu es trop con.
- T’es qu’une sale raciste. »
(à noter qu’à ce moment-là, je parlais à des pseudos qui commençaient sérieusement à me courir sur le haricot, sans savoir s’ils étaient blanc, jaune, noir, rouge, bleu ou vert. A la limite, c’est encore transparent qui leur aurait été le mieux…)
« Sale raciste ? Heu je ne vois pas bien le rapport…
- Comme si tu ne savais pas que j’étais musulman…
- Ah non, je l’ignorais… Et je vais plus loin, je m’en fous. Je suis agnostique, chacun sa croix…
- Comment tu te la pètes ! Tu parles de croix, tu es raciste…
- Ben non, je ne parle pas d’une ethnie ou d’une religion (c’est toi qui viens sur le sujet), ni même de couleur de peau. Je parle de toi. TU es trop con. Apprends à lire correctement, tu verras que justement, je dénonce le racisme…
- C’est ça, et moi je suis la reine d’Angleterre… »
Bon, c’était ça en substance, je ne me souviens plus de tout, mais je me souviens surtout qu’ils m’avaient gonflée passablement. C’est ce que j’appelle de la victimo-pathologie. Sous prétexte de minorité (je n’aime pas ce terme…) et surtout à cause des médias qui ont quand même tout fait pour faire croire au ‘bon’ français que c’est de la faute des étrangers si on va mal en France, aujourd’hui, il n’est plus possible de dire ce qu’on pense à ou d’un individu, sous peine de passer pour l’inverse de ce que l’on est.
Je n’ose même pas parler d’Israël et de la Palestine, parce qu’on va immédiatement me voir comme une antisémite en plus d’une raciste.
Etrangement, j’ai en tête que la France a toujours été une Terre d’Asile, et qu’il n’existe pas de français « pure souche ». Qui plus est, la richesse est dans le métissage, comme la beauté d’ailleurs…
Alors oui, finalement, je suis raciste : la bêtise me donne la nausée, l’intolérance me fait vomir des mots agressifs et vulgaires parfois. Et pour moi, la bêtise n’a pas de couleur, aussi bien que l’argent n’a pas d’odeur. Et je ne peux qu’espérer que l’effet boomerang disparaîtra un jour, bien que si l’on en croit Einstein :
‘Il y a deux choses d’infinies : l’univers et la bêtise humaine, encore que pour l’univers, je n’en ai pas encore la certitude absolue’
le texte en question:
Ces petits français.
Quand je les entends ergoter en maugréant,
Et asséner leur "vérité", sous couvert de constat,
Je ne peux que me demander le plus souvent
Comment et par quel biais, ils en sont arrivés là.
Ils en veulent à la terre entière, ces petits français,
Font se retourner dans leur tombe les plus grands,
Ancêtres ou contemporains morts d'avoir trop rêvé
Que l'Humanité puisse vivre dignement.
Parce qu'ils ont oublié, ces tout petits français,
Que s'ils sont là, à avoir la liberté de s'exprimer,
C'est grâce à ceux qui, les premiers, bien avant eux,
Ont dressé des barricades contre de faux dieux.
Quand je les entends ergoter en maugréant,
Et asséner leur "vérité", sous couvert de constat,
Je ne peux que me demander le plus souvent
Comment et par quel biais, ils en sont arrivés là.
Ces petits français, dont parfois le nom est étranger,
Polonais, Espagnol, Italien, voire Anglais,
Rejettent avec toute leur folle inconscience
Que leurs aïeux ont trouvé asile en terre de France.
De quel droit, par quel moyen de pensée tordu,
Se réclament-ils donc seuls propriétaires
D'une nation, qui depuis deux siècles et bien plus,
Prônent des notions duement égalitaires?
Quand je les entends ergoter en maugréant,
Et asséner leur "vérité", sous couvert de constat,
Je ne peux que me demander le plus souvent
Comment et par quel biais, ils en sont arrivés là.
Je suis française aussi, citoyenne du monde,
Je voudrais leur montrer les richesses qu'ils ratent,
Ces petits français dont le peu d'âme amère gronde,
Mais rien ne perce leur Ego de bureaucrate.
Qu'ils en restent à leur vie étriquée de moins que rien,
Qu'ils s'étouffent avec leur bêtise à manger du foin,
Le silence et le mépris face à la connerie
Restent les armes sans égales de toute ma vie.
Quand je les entends ergoter en maugréant,
Et asséner leur "vérité", sous couvert de constat,
Je tente de faire taire mon sang trop bouillonnant
Pour ne pas parler et qu'il ne reste d'eux que gravats...
De toute façon, ils ne comprendront pas...