Il y avait le politiquement correct...

Publié le par Ecriveuse

Il y avait le politiquement correct, il y a aujourd’hui le cyniquement établi.


Entre les rebelles à deux balles qui se la jouent grand seigneur (saigneur ?) neuronal et qui nous bassinent avec LEUR liberté d’expression (« Nan, mais t’vois, j’ai le droit de dire c’que j’veux, t’vois »)(oui, et comme tout droit implique un devoir, tu as celui d’écouter les autres donc),  les intellectuels à deux balles qui sont incapables de dire les choses simplement (« parce que la simplicité, c’est has been, il faut relever le niveau »)(est-ce une raison pour n’employer que des mots de 7 syllabes que personne ne comprend ?),  les démago de tout acabit qui bouffent à tous les rateliers (« J’ai voté utile, parce que les extrêmes, surtout la droite et la gauche, c’est dangereux »)(voté utile ? ah oui, on a le président qu’on mérite, et répète après moi : « l’extrême droite, c’est dangereux et problématique, l’extrême gauche, elle, n’existe plus assez pour faire peur à l’extrême droite… »), on a aujourd’hui les pseudo cyniques établis…

On les reconnaît facilement : ils font feu de tout bois. Ils croient être  au-dessus de beaucoup de choses, et ne se rendent même pas compte que le cynisme, ce n’est pas de s’en prendre à une personne pour tenter de la déstabiliser, mais qu’être cynique, c’est « appartenir à l’école philosophique d’Antisthène et de Diogène, qui prétendait revenir à la nature en méprisant les conventions sociales et la morale communément admise ».

Je suis certaine que si je vous donnais le fond de ma pensée, peu d’entre vous seraient capables d’accepter. Sauf VanVeen. Et je suis sûre de passer pour un monstre aux yeux de mes congénères. Ce dont, c’est vrai, je me fous éperduement puisque mes proches, eux, ne s’en formalisent pas.  Et qu’à la limite si ce n’était pas le cas, ce ne serait pas des proches. Mais je m’éloigne de mon sujet.

Il est dans l’ère du temps de stigmatiser et de montrer du doigt, de manière plus ou moins cynique, ceux qui avouent regarder la Star’Ac, qui aiment Werber et Harry Potter,  qui pleurent devant un film à l’eau de rose, ou sur un article particulièrement sensible.

Il est dans l’ère du temps d’être contre ce qui est pour et pour ce qui est contre.

Il est donc dans l’ère du temps d’être dans les normes de la pseudo anormalité. Et vous trouvez que c’est cynique ça ? Pas du tout. C’est juste pathétique.

Aujourd’hui, le seul cynisme qui reste finalement, c’est d’être vrai, et de mettre ses actes en accord avec ses pensées. Là, et seulement là, vous blufferez tout le monde. Pas avec des mots vains et vaguement agressifs qui rendent toute tentative de communication impossible.

Cela étant dit, je ne suis pas prête de me mettre à suivre la Star’Ac ou Cauet, ni à regarder un film à l’eau de rose  (non, ‘le cercle des poêtes disparus n’est pas un film à l’eau de rose…)(Du coup, vous comprenez que je lis Werber et Harry Potter…).

Publié dans humeur

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ecriveuse 22/01/2008 08:57

domi, le plus dur je ne sais pas. En fait le plus difficile, c'est, je crois, d'en prendre conscience... ;)

domi 22/01/2008 08:42

tenter de rester soi, tout simplement. C'est peut-être le plus dur.

ecriveuse 18/01/2008 09:22

A force de prôner l'originalité, c'est l'originalité qui devient la norme... ^^

vasy07 16/01/2008 22:04

La normalité, l'anormalité, si peu de différence en apparence...

ecriveuse 16/01/2008 18:46

Tu marques un point, Jean Marcel, mais je crois que certains cyniques sont en plus misanthropes... En même temps, je peux les comprendre...