Y en a marre.
Tous les ans, c’est la même chanson pendant au moins deux semaines. Si si, j’insiste : deux semaines. 14 jours à entendre ‘Bonne année’ par des concupiscents (en un seul mot, deux
seraient par trop vulgaires…) qui ne veulent qu’une chose frotter leurs joues mal rasées aux miennes d’un velouté rare (ceux qui ne me croient pas, c’est qu’ils n’ont pas eu l’honneur de
tester).
Parce que ne vous y trompez pas, ça ne sert qu’à ça, une fois les festivités de la Saint Sylvestre passées : avoir une excuse pour se baiser les uns les autres (non, pas le côté
argotique de la chose, mais le sens premier du mot)(demandez aux Belges tiens).
Et là, je me porte (et m’emporte) en femme excédée : ça suffit ! Je ne veux plus que n’importe qui me frôle, en particulier ceux que j’aperçois de loin à la sortie de l’école quand
je vais chercher les enfants. En particulier les voisins que je ne connais pas. En particulier, les politiques politiciens qui te collent aux joues mieux que ne le ferait un timbre poste
d’autrefois. En particulier les vieux beaux sur le retour (le retour de quoi, on se demande…). En particulier tous ceux que je ne côtoie que contrainte et forcée par une vie sociale pseudo
obligatoire…
Faites ça entre vous. J’embrasse qui je veux, pas sous un prétexte bidon.
Maintenant, si tu es beau, grand, intelligent et riche entre 30 et 45 ans (tout en même temps, sinon ça vaut pas), approche. Tout ce que je te demanderai en plus c’est d’être
original (Pas de souci, ma moitié de pomme n'est pas jaloux. 'Fin pas trop...).
Joyeuses Pâques donc.
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Ne taisez pas...