L'addition sera lourde

Publié le par Ecriveuse

Dimanche de givre, matinée d’automne,
Un ciel cotonneux qui nous environne,
Il n’en faut pas plus pour paresser
En restant au chaud dans un abri douillet…

Pourtant, dans un ailleurs très proche,
Certains n’ont pas cette simple chance,
Ce possible qui pour moi est dans la poche,
Ne s’appelle même plus, pour eux, espérance…

La souffrance humaine qui sévit partout,
Dans les villes, les campagnes, si près de nous,
Me laisse un goût d’amertume et de vide,
Comme si vivre dignement en devenait aride…

Nous vivons une époque paradoxale,
Celle d’un confort à crédits ;
Un jour nous payerons le prix
Pour ceux qui ne sont pas « solvables »…

Quand l’hiver poindra derrière le visage automnal,
Certains d’entre nous seront vite au plus mal…
Sans domicile, sans emploi, sans rien qu’eux-mêmes,
Condamnés juste parce que notre Société est blême…

Aller à l’autre bout du monde pour sauver des vies,
En soi est évidemment chose noble que j’applaudis !
Mais devant nos portes, dans nos rues, à quelques mètres,
Gisent toujours des exclus, reflets exacts de notre échec…

Liberté, Egalité, Fraternité qu’ils disaient,
Il y a trois siècles, ceux des Lumières…
Qu’avons-nous retenu de leurs pensées ?
Réalité encore plus vraie ou chimères ?

Publié dans Bribes en vers

Commenter cet article

hicham 11/01/2008 22:15

Te cognes pas surtout!

ecriveuse 11/01/2008 17:13

Je les cherche à tâtons...

hicham 11/01/2008 16:57

Je crois que la lumière a sauté.
Sais-tu où sont les plombs?